Archive pour mai 2010

Rencontre avec Simon Gil, Président de Kawan Group

Vendredi 28 mai 2010 - rubrique : Chaînes/Groupes/TO, Rencontre

Président depuis un an, Simon Gil fait le point sur sur l’évolution des marques du groupe : Kawan villages, Camping chèque et Holiday chèque. Et nous raconte comment il souhaite imposer Kawan comme référence européenne dans l’HPA.

Simon Gil, Président de Kawan Group

Comment s’annonce cette saison 2010 pour Kawan et Camping Chèque ?

Au regard des chiffres dont nous disposons et des échos que nous avons, la saison s’annonce bonne pour Kawan Villages. Notre centrale de réservations affiche un chiffre d’affaires en hausse de 17%.
Quant à Camping Chèque, les chiffres de mars sont en léger recul par rapport à mars 2009. Mais depuis plusieurs années, le mois de mars est en baisse d’une année sur l’autre. En particulier depuis que nous proposons des produits comme la Gold Card et la Silver Card qui favorisent l’achat de bons Camping Chèque à la dernière minute. En mai et juin, nous avons des pics énormes, ce que nous n’avions pas auparavant. La saison s’annonce identique à l’an passé avec une croissance à un chiffre. Depuis la création de Kawan en 2006, la chaîne a du mal à trouver ses marques…

Jusque-là, le modèle économique de la chaîne était particulier, voire irraisonnable. La cotisation était basse pour les campings (800 €) par an à laquelle s’ajoutait 1% de commission sur le chiffre d’affaires réalisé par les campings sur les réservations Internet. Et 11% sur les ventes de la centrale. En outre, il n’y avait pas de contrat de chaîne. Kawan était à la fois tour-opérateur et chaîne. Et sur les salons, nous avions mélangé les deux marques Kawan et Camping Chèque. Il y a avait un réel manque de lisibilité pour le client.

Pourquoi avez-vous décidé de créer Kawan Alliance ?
Le but est de créer un modèle économique avec une gouvernance qui met l’accent sur la représentativité des campings. Kawan Alliance est détenue à 100% par les campings. Cette société détient 49% de la chaîne Kawan Villages. Kawan Group (dont les parts appartiennent à deux fonds d’investissements et à moi-même) détient les 51% restants. Il y a un vrai équilibre, ce qui n’était pas le cas avant.
Après la vente, les campings ont eu un choc. Certains disaient : « On nous a vendus sans nous interroger.» C’est pourquoi nous proposons un modèle économique rassurant dans lequel les campings pèsent de tout leur poids. Et pour leur garantir que la marque ne leur échappe pas.

Jusqu’à cette saison 2010 vous étiez 83 campings. Combien serez-vous dans la nouvelle « version » de Kawan pour 2011 ?

Pour le moment, soixante-dix campings sont partants. Fin juin, la liste sera arrêtée, après la finalisation de la rédaction du nouveau contrat. Pour le moment nous n’avons pas démarché les campings, mais déjà quatre nouveaux terrains désirent nous rejoindre. Et dès que la structure juridique de la chaîne sera validée, nous entrerons dans une phase de recrutement.

A terme, nous souhaitons être le plus grand nombre au niveau européen. Notre objectif étant d’imposer une marque européenne forte. Et pour être puissant et performant, il faut donc fédérer des campings hors de France. On aimerait un équilibrage entre le nombre de terrains français et les autres. Mais à l’étranger, les patrons de camping n’ont pas forcément la même définition du mot chaîne.

Qu’attendez-vous d’un patron de camping Kawan Villages ?

Qu’il s’investisse pour la chaîne dont il est propriétaire et actionnaire. Il doit être persuadé que le marché va se structurer en marques et que Kawan est une alternative crédible. Un patron passif qui se contente d’attendre que la chaîne lui remplisse son camping ne peut pas en faire partie. Un Kawan doit afficher ses couleurs, avec une tenue vestimentaire et une signalétique commune à tous les campings. Il doit être fier de partager des valeurs collectives et fondatrices comme l’excellence, l’innovation et le développement durable.

L’offre Kawan sera-t-elle homogène ?

Kawan Villagesn’est pas une chaîne où tous les campings se ressemblent, où tout est standardisé. En revanche, chaque membre doit être ce qu’il dit être. Par exemple, on ne s’interdit pas de recruter un superbe établissement de 100 emplacements sans piscine. Kawan Villages n’est pas une chaîne de campings avec piscine, même si aujourd’hui tous les établissements de notre groupe disposent d’un bassin. Il n’y a pas de limite de taille pour être Kawan. Le client étant zappeur, il doit pouvoir zapper au sein d’une même chaîne en fonction de ses envies du moment : un camping du bord de mer en juin et un petit camping de l’intérieur en août.
En revanche, les Kawan Villages devront proposer des services spécifiques à la chaîne en termes d’accueil, de décoration, de services, d’animation et, plus généralement, de qualité.

Vous avez des exemples précis sur lesquels vous travaillez ?

On souhaite lutter contre certaines idées reçues comme la promiscuité et la problématique des sanitaires communs en proposant des emplacements de taille XXL avec des sanitaires individuels. On veut réinventer un produit simple comme l’emplacement nu en proposant une offre très qualitative. Ce sera une offre complémentaire à côté de parcelles classiques que le client pourra trouver dans un Kawan situé aux Pays-Bas, en Italie et en France. Parallèlement, nous travaillons à l’élaboration d’un nouveau type de locatif dont l’objectif est d’attirer des clients qui n’ont jamais mis les pieds en camping. Nous allons travailler avec des designers et des architectes afin d’explorer de nouveaux univers. On veut proposer des hébergements très différents et complémentaires de ce qui existe actuellement. Mais nous avons plein de projets dans les cartons, comme la mise en place de clubs enfants à caractère européen.
Kawan Group c’est également Camping Chèque. Et depuis 2005, les ventes de bons Camping Chèques plafonnent à moins de 1,4 million. Camping Cheque a-t-il atteint ses limites ?
Les ventes se sont stabilisées car le produit a atteint sa maturité. Jusqu’en 2005, nous avions des croissances de ventes à deux chiffres. Cela ne pouvait pas durer indéfiniment. Et puis nous n’avons pas renouvelé nos moyens de communication. Nous avons lancé cette année la Silver Card, une carte à puce qui permet aux clients d’acheter des Camping Chèques numériques. Diffusée à 130 000 exemplaires, elle va faciliter la commande de Camping Chèques sur le Web. Elle devrait nous permettre de retrouver une bonne croissance.

Quels sont vos projets pour Camping Cheque ?
Nous sommes en train de travailler sur l’élaboration d’une carte prépayée, laquelle devrait être commercialisée par de grandes enseignes de la distribution à l’horizon 2011. On voudrait revoir en partie notre système de commercialisation.

Un nouveau concurrent néerlandais annonce son arrivée sur le marché de la basse saison. Cela vous inquiète ?
Pas particulièrement. Nous allons l’observer. Mais nous ne faisons pas le même métier. Les campings qui accepteront leur carte devront acheter de la publicité dans leurs guides. Les 6 000 terrains recensés dans leurs guides sont susceptibles d’accepter la carte…
Nous estimons que le client n’a pas besoin d’avoir 6 000 adresses. En revanche, nous lui proposons près de 600 terrains haut de gamme en Europe. Nous offrons encore une fois la l’assurance aux clients de séjourner dans un établissement de qualité avec des gestionnaires disponibles. Notre but n’est pas de rentrer de la publicité, mais de remplir en basse saison les campings qui adhèrent à Camping Chèque.

Justement, en 2010, Camping Chèque rassemble 588 établissements dans vingt-sept pays. Comptez-vous étendre votre réseau ?
Nous ne voulons pas nous étendre beaucoup plus. Entre 580 et 600 terrains, cela nous semble raisonnable. Notre objectif encore une fois, c’est de garantir des clients aux campings. Je vous rappelle que nous avons des zones d’exclusivité entre les campings.
En France, nous avons 239 terrains. Nous nous contentons de remplacer les campings que nous n’acceptons plus pour des raisons de qualité ou qui partent de leur propre chef.

Propos recueillis par Jean-Guilhem de Tarlé

Une 2CV par chalet

Vendredi 28 mai 2010 - rubrique : Camping, actualité, info

Une super idée. Le camping Le Clos de Lalande à Montricoux (Tarn-et-Garonne) propose une 2CV  aux occupants de ses douze chalets. Le patron initie à la conduite de la  « deuche ». Et propose la voiture le temps d’un week-end, en kilométrage illimité, avec un plein d’essence et un road-book. Sympa, non?

Un camping nouvelle génération

Vendredi 28 mai 2010 - rubrique : Camping, Investissements, actualité

1000 mètres carré d’espace aquatique couvert, un centre balnéo dernier cri et des logements saisonniers aux normes HQE… Après six mois de travaux et 4,4 millions d’euros investis, le Domaine de la Rive met la barre très haut. Et ce n’est pas terminé. Reste à réaliser, l’automne prochain, un restaurant de 400 places, un bar-animation avec scène et un bar à tapas. Rien que ça.

Domaine de la rive

Domaine de la rive

A l’entrée, face à l’accueil, habillés en bardage de bois, les nouveaux bâtiments aux normes HQE (Haute qualité environnementale) semblent avoir toujours été là. A l’étage, les logements de saisonniers, un T3, pour l’adjoint de direction, un T2, cinq studios et six chambres se logent dans trois bâtiments ;  le plus visible aligne des boutiques et des services en rez-de-chaussée. Sous la responsabilité du jeune Younes Guedidi, une boutique de textiles. A côté, le coin des gourmets joue la qualité avec des vins de récoltants, de l’épicerie fine… Plus loin, le mini-market-presse. Puis la laverie avec sèche-linge et tables à repasser. Enfin la salle multimédia dotée de cabines téléphoniques, d’ordinateurs et prises pour accueillir les portables.

À une centaine de mètres de l’entrée, la coupole transparente annonce l’Aquarive Parc signé Polymidi (qui a conçu celui du Village nature Fram à Soustons). Tout ce qui permet de se moquer d’un ciel chagrin lorsque l’on est en vacances se trouve là. 1 000 m2 où petits et grands trouveront leur bonheur. Sous la coupole aux parois que l’on pourra ouvrir en grand : la piscine à vagues et sa plage et, blottis derrière des rochers plus vrais que nature, et des palmiers, vrais aussi, un entrelacs de rivières à courant surmontées de ponts, bordées d’îlots pour jouer à Robinson Crusoé, des jacuzzis posés en balcon. En fond sonore, le cri des animaux de la jungle. Avec une eau à 28 °C, on y croit.

Mitoyen, l’espace balnéo s’annonce, sous la houlette de Laurence, esthéticienne, comme un concentré de bien-être. Déco très urban fashion dans le salon d’attente, ambiance zen avec ces lotus bordant les deux jacuzzis dotés de cols de cygne ou de banquettes anatomiques avec eaux pulsées. Plus loin, un hammam, un sauna puis quatre cabines de massages.

D’autres travaux cet hiver

Au total, ce sont 4,4 M€ qui ont été investis dont 1 M€ pour les seuls logements des saisonniers construits en lieu et place de dix emplacements de camping. Et ce n’est pas fini comme l’annonce Martial Devillairs, patron du lieu. « Le 5 septembre, le camping fermera ses portes avant l’heure pour lancer l’ultime tranche d’un montant de 2,6M€ : un nouveau restaurant d’environ 400 places, un bar-animation avec sa scène, et un bar à tapas. La conception a été confiée à l’agence Nadau Lavergne Architectures, auteur des logements des saisonniers. Pour la petite histoire, durant ses études, Jérémie Nadau passait ses vacances à la Rive… comme saisonnier ! Autrement dit, il connaît son « Domaine »  sur les bouts des doigts.

Brigitte Ducasse

Vers une bonne saison 2010

Vendredi 28 mai 2010 - rubrique : Camping, Enquête, actualité

On a de bonnes raisons d’être optimiste… Les campeurs étrangers retrouvent le chemin de la France, nos compatriotes sont toujours là et des nouveaux clients attirés par le locatif apparaissent. Syndicat HPA, chaînes, groupes, T.O… Ils nous disent tout sur l’état des réservations.

Avant saison 2010

Avant saison 2010

A la question « êtes-vous inquiets, incertains ou optimistes? », vous répondez : optimiste.
Certes, l’avant saison semble un peu poussive, en particulier dans le sud. Certes, l’absence de certains ponts de mai n’a pas joué en faveur des campings. Il n’empêche, les raisons de votre optimisme sont nombreuses. Les campeurs français sont toujours là : les clients de proximité en particulier, et les néocampeurs aussi, qui découvrent le camping par le locatif. Quant aux étrangers, ils retrouvent le chemin de la France, à la recherche du soleil. Les Néerlandais, même s’ils attendent la dernière minute…  Et les Britanniques qui semblent décidés à traverser la Manche de nouveau : un frémissement variable selon les régions. De quoi augurer une bonne saison 2010. Si le soleil est lui aussi de la partie.

Haute saison 2010

Haute saison 2010

Panique au camping

Vendredi 28 mai 2010 - rubrique : Camping
Une tempête, une inondation, un incendie, un cambriolage… Quand une catastrophe arrive au camping, il faut savoir gérer la crise. Neuf patrons nous racontent leur expérience avec toutes leurs ficelles pour éviter le pire. Extraits de leur propos.

Panique au camping

Gé Kusters, camping Le Paradis, quatre étoiles, 200 emplacements,
Saint-Léon-sur-Vézère (Dordogne)

« J’ai été inondé »
Dans la Vézère, les crues sont régulières mais lorsqu’elles se déroulent durant le premier week-end de juillet, elles posent de très gros problèmes. Le jeudi 28 juin, nous avions déjà près de 500 personnes sur le camping. De très gros orages ont frappé la région. Et dans la nuit, du vendredi au samedi, nous avions entre 50 cm et 1 mètre d’eau dans le camping. Nous avons déplacé les mobile-homes vers les parties hautes du camping, démonté tous les boîtiers électriques et pris la décision de faire évacuer le camping. Nous sommes allés voir tous nos clients avec la liste de nos confrères pour leur proposer des solutions de rechange. Nous avions préparé des pochettes contenant cartes, plans d’accès, documentations touristiques, etc. Une cinquantaine de familles ont choisi de rester.

Ses conseils :
-    Anticiper. Les crues sont relativement fréquentes. Nous nous sommes équipés avec groupes électrogènes, éclairages autonomes, boîtiers électriques démontables, etc.
-    Informer par affichage, par la sono du terrain ou mieux encore en allant voir les clients.
-    Proposer des solutions de rechange : relogement dans d’autres campings, remboursements, etc.

Chantal Cosson, Camping touristique de Gien, trois étoiles, 200 emplacements, Gien (Loiret)
« J’ai subi une tempête »

Le 7 août 2008, le terrain était quasi complet. Nous avons été alertés de l’imminence d’un gros coup de vent (alerte orange). Nous avons prévenu les clients présents par l’intermédiaire de la sono et préparé des zone de replis dans des bâtiments en dur (sanitaires ou salle polyvalente mise à notre disposition par la mairie). Nous avons replié tentes et auvents et laissé la barrière d’entrée levée pour faciliter l’évacuation ou l’accès des secours. Il a ensuite fallu faire le compte des dégâts : une roulotte détériorée par des branches, quatre arbres tombés sur le mini-golf, la terrasse dévastée par le vent mais pas une égratignure chez les vacanciers.

Conseils

-    Dans les régions habituées aux coups de vent, anticiper un maximum sur la conduite à tenir en cas de tempête.
-    Ne pas négliger les opérations d’élagage et, au besoin, supprimer certains arbres.
-    Avoir une sono en bon état.
-    Accompagner les clients au maximum, leur parler, les informer, les rassurer.

Frédéric Lelong, Le Golf, deux étoiles, 155 emplacements, Dives-sur-Mer (Calvados)
« Un mort dans mon camping »

Un matin de juillet, j’étais en train de faire ma première inspection quotidienne quand un gamin est venu me chercher en me disant : « Il y a un monsieur qui est mort dans sa voiture.» Passé un petit moment d’affolement, le côté pro a vite repris le dessus. Arrivé sur l’emplacement, j’ai vu l’attroupement autour de la voiture. J’ai appelé les pompiers. Il a fallu ensuite gérer beaucoup de choses en même temps : arrivée des secours, de la gendarmerie. Durant cette journée, j’ai coupé la musique et annulé les animations prévues. Mon personnel a eu la consigne d’écouter les gens, de leur parler sans pour autant faire de commentaire. Parallèlement, je me suis consacré uniquement à la famille.
Conseils

-    Déléguer la marche du camping pour gérer l’urgence (secours, police, famille, etc.).
-    Isoler la famille dans un cocon pour la protéger.
-    Parler avec les gens et les écouter.
-    Anticiper, en ayant au moins un membre du personnel formé aux techniques de secourisme et disposer d’un défibrillateur.

Martine Lelièvre, La Reine Mathilde, trois étoiles, 115 emplacements,
Etréham (Calvados)
« J’ai fait un infarctus »

En pleine saison, le mari de Martine Lelièvre a été victime d’un infarctus. Appel des secours, médicalisation, évacuation sur l’hôpital, durant toute une matinée le camping, s’est trouvé sans direction.
La solidarité a joué à plein.
Conseils
-    S’entourer d’un personnel compétent et polyvalent pour déléguer.
-    S’efforcer au maximum d’être présent sur le terrain.

Myriam Quentin, La Truffière, trois étoiles, 96 emplacements, Saint-Cirq-Lapopie (Lot)
«36 heures sans eau »

13 août 2003, en pleine canicule. A la La Truffière, plus de 400 personnes sont installées. Une canalisation d’approvisionnement d’eau rompt et le château d’eau qui alimente notamment le camping, s’est vidé. Les clients ont d’abord plutôt bien pris la chose. Durant la journée, nous les avons envoyés à la rivière toute proche (pour des questions d’hygiène, la piscine était fermée). Nous avons récupéré de l’eau de filtration en sortie des fosses septiques qui nous a servi à alimenter les toilettes.

Conseils
-    Faites la chasse à l’information.
-    Anticiper. Si vous avez des réserves de secours, remplissez-les.
-    Ne pas attendre l’aide des autorités, prévoir immédiatement un plan B : citernes mobiles, palettes d’eau.


Christophe Lelièvre, L’Aiguille Creuse, trois étoiles, 80 emplacements, Les Loges (Seine-Maritime)
«J’ai dû condamner mes sanitaires »

Pour la nouvelle saison, j’avais entièrement refait les sanitaires en les raccordant au réseau existant mais j’avais cru bon de les raccorder au réseau existant… erreur ! Le 15 août à 22 heures, un client vient me prévenir d’un problème de refoulement de WC dans les sanitaires. Sur place, je me rends compte que cinq WC étaient bouchés.
Patron d’un petit camping, donc sans personnel à demeure, j’ai asséché et nettoyé tout seul. Vers 2 heures du matin, j’ai condamné les WC.
Conseils
-    Patron d’une petite structure, il faut être touche-à-tout, même pour trouver une solution provisoire mais salutaire.
-    Soyez sur le terrain pour vous occuper du problème.
-    Prévoyez une large liste de professionnels auxquels faire appel même durant l’été.

Gert Jan, Château de L’Epervière, quatre étoiles, 160 emplacements, Gigny-sur-Saône (Saône-et-Loire)
« J’ai été braqué »

Dans la nuit du 12 au 13 août 2009… Derrière la réception, il y a le bar, la piscine intérieure avec le spa et un bureau dans lequel se trouve un coffre-fort. Il existe une alarme volumétrique qui protège l’intégralité de cette partie du camping. La porte du bureau a été forcée. Des cambrioleurs se sont emparés du coffre-fort (350 kg) et l’ont chargé dans le coffre d’une voiture volée. Il contenait environ 30 000 €. Au-delà du vol proprement dit, ce braquage a causé un gros traumatisme à l’équipe, constatant comment le fruit du travail d’une partie de la saison, partait en fumée en quelques minutes. Contrairement à des accords verbaux, notre assureur n’a pas couvert la totalité de la perte.
Conseils
-    Ne pas faire d’impasse en matière de sécurité et notamment d’alarme.
-    Parfaitement négocier votre contrat d’assurance en essayant d’envisager toutes les éventualités.
-    Lorsque cela arrive, ne pas sous-estimer le traumatisme. Ne pas hésiter à en parler, voire à faire intervenir un psychologue.

Nicolas Couturier, Le Vieux Chêne, quatre étoiles, 199 emplacements, Baguer-Pican (Ille-et-Vilaine)
« J’ai eu le feu »

Le 19 juin 2006, nous sommes à quelques jours du grand rush et tout est prêt au Vieux Chêne. Dans la nuit, il a suffit d’un court-circuit dans la réserve pour que toute la réception s’embrase. Le gestionnaire, Nicolas Couturier, prévenu par la gardienne, arrive sur place ver 22 h 15 pour constater que le bâtiment est quasiment réduit à un tas de cendres. De la réception, il ne reste rien. Le matériel informatique, le terminal électronique de paiement, les téléphones, clés des hébergements, matériels d’animation, planning des animations, une quinzaine d’extincteurs pas encore installés, tout a brûlé. « Heureusement, 48 heures plus tôt, nous avions effectué une sauvegarde des fichiers.
Conseils
-    Sauvegarder en permanence les fichiers et notamment les réservations. Faire deux copies et ne pas les mettre toutes les deux au même endroit. La technique permet aujourd’hui des sauvegardes automatiques à distance.
-    Le soir, laisser un minimum d’argent liquide et de chèques à la réception.
-    Prévoir un double des clés des hébergements dans un endroit différent.

André Dugauguez, Les Pinèdes, trois étoiles, 164 emplacements,
La Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes)
« J’ai subi la légionellose »

Le 18 juin 2006, un client s’effondre dans son chalet. Transporté à l’hôpital d’Antibes, il est transféré le soir même au centre de réanimation de Nice où il reste trois jours durant entre la vie et la mort, avant d’être plongé dans un coma artificiel durant quinze jours. Il est resté hospitalisé trois mois.
« Ce n’est que le lendemain que les médecins m’ont annoncé que mon client avait été victime de la légionellose. Même à ce moment-là, je n’ai pas envisagé une seconde qu’il avait pu être contaminé chez moi. » Malgré ses doutes, André Dugauguez demande à une société agréée de faire des prélèvements. « J’étais serein. Avant la saison, j’avais fait un choc thermique à 50 °C dans les chalets et les réseaux d’eau des blocs sanitaires. Quelques jours plus tard, le résultat des analyses tombe et annonce la présence de la bactérie.
Conseils

-    Maintenir une température de 60 °C dans les ballons, ce qui permettra une température de 50 à 55 °C pour l’eau distribuée.
-    Profiter de travaux de plomberie pour supprimer les bras morts et tuyaux borgnes dans les canalisations.
-    Mettre en place une pompe doseuse qui injecte à intervalles réguliers un désinfectant puissant dans le circuit.
-    Vidanger, nettoyer et détartrer les ballons d’eau chaude au moins une fois tous les ans.
-    Faire couler régulièrement l’eau aux points de distribution, la bactérie se développant dans les eaux stagnantes.
-    Disposer d’un cahier de maintenance pour les travaux et les opérations d’entretien réalisées sur le réseau d’eau chaude.

Le campeur a changé

Vendredi 21 mai 2010 - rubrique : Camping, Enquête, actualité

Jeune, mobile, diplômé… Le campeur actuel n’est pas forcément celui qu’on croit. Une étude commandée par la FNHPA et présentée en mai dernier nous dresse son profil.
« Qui sont les clients du camping aujourd’hui ? » C’est à cette question que la FNHPA a répondu le 18 mai dernier lors de sa conférence de presse annuelle qui s’est tenue à Paris. S’appuyant sur une étude conduite par StrategyOne (1) réalisée en avril, le président de la FNHPA, Guylhem Féraud, a rappelé que les campeurs n’étaient pas tous âgés et habitués au même emplacement depuis des années… « Un nouveau portrait du campeur français est en train de se dessiner : plutôt jeune, pas nécessairement urbain, issu de tous les milieux. Il voyage, compare et connaît tous les modes d’hébergements », résume Lisa Tauleigne, directrice de l’institut d’études StrategyOne.
Après avoir rappelé que 28% des Français interrogés avaient campé au moins une fois au cours des cinq dernières années, Lisa Tauleigne a signalé que parmi eux, 21% étaient des néocampeurs. Un campeur sur cinq est donc un nouveau client !
Loin des clichés, l’enquête indique également que les campeurs sont d’une manière générale plus jeunes que les Français. Six sur dix sont âgés de 25 à 49 ans. Et parmi les nouveaux campeurs, 47% ont moins de 35 ans !
En termes de catégories socio professionnelles, l’étude montre également que 36% des campeurs sont d’origine CSP +. «Les campeurs ont en général des revenus mensuels par foyer légèrement plus élevés que ceux des Français.» Et chez les adeptes de l’HPA (les habitués du camping), 55% indiquent même gagner plus de 2 500 € par foyer contre 46% chez les Français. « Mais les nouveaux clients qui sont également plus jeunes ont, en revanche, des revenus moins élevés », tempère l’étude.
Les campeurs ont changé et leur façon de camper aussi ! 62% d’entre eux changent d’établissement régulièrement. « C’est même le cas parmi nos habitués : 51% des vrais adeptes disent changer quasiment à chaque séjour », souligne Guylhem Féraud.
Autre constat intéressant : 60% des néocampeurs privilégient le mobile-home. « L’arrivée de cet hébergement fait entrer dans nos établissements des clients qui veulent du confort et ne pas être contraints d’acheter une tente ou une caravane », ajoute le président de la FNHPA. Une façon également de découvrir le camping… sans camper. On est loin du retraité façon Jacky Pic, indéboulonnable habitué de l’emplacement 17 du camping Les Flots Bleus depuis quarante ans…

Atlantica 2010

Lundi 3 mai 2010 - rubrique : Salons, Syndicats, Vidéos, actualité

La 13ème édition du salon professionnel Atlantica (300 exposants, 4500 visiteurs) se déroulera du 6 au 8 octobre 2010.
Renseignements :  www.salon-atlantica.com

Voir la vidéo de présentation du salon Atlantica