Archive pour la catégorie 'Enquête'

Un an après : le nouveau classement à la loupe

Jeudi 26 mai 2011 - rubrique : Enquête, actualité, classement

Au 15 mai, on compte environ 80 campings reclassés avec le nouveau dispositif de classement. Un chiffre très faible au regard des 8 634 campings français…
Sans aucun doute, vous devriez être plusieurs centaines à franchir le pas cet été.
Voici nos conseils pour gagner des points faciles et éviter de perdre des points bêtement. Sans oublier nos éclaircissements sur les critères sujets à différentes interprétations.
Bref, tout ce qu’il faut savoir pour être prêt avant la visite de contrôle.

Nouveau-classement

Nouveau-classement

De la théorie à la pratique
« Je suis classé trois étoiles depuis des années. J’ai toujours fait en sorte d’être à niveau. Il n’y a pas de raison pour que je ne puisse pas me reclasser sans difficulté trois étoiles avec les nouveaux critères. » Nombreux sont les gestionnaires de camping qui pensent retrouver leurs étoiles sans trop de problème. D’ailleurs, une grande part des critères ont été repris des normes de 1993. « Pour conserver ses étoiles, il n’est pas nécessaire pour un patron de camping d’engager de gros travaux », indique-t-on du côté d’Atout-France. «Tout a été calculé pour que les campings qui souhaitent se reclasser avec le même nombre d’étoiles qu’avant puissent le faire facilement », confirme Cyril Urios de la FNHPA. En particulier en ce qui concerne les équipements sanitaires. Voilà pour la théorie. Car pour certains gestionnaires de camping, la pratique se révèle moins aisée. « Ce n’est pas une simple formalité que l’on passe sans se préparer », raconte Gérard Caron du camping International du Sierroz à Aix-les-Bains (Savoie). « Pour certains établissements, il risque d’y avoir de mauvaises surprises. Les contrôleurs ne se contentent pas de compter les lavabos. Tout est passé au crible. » Responsable technique national chez Dekra Industrial, Vincent Morisson confirme sans ambiguïté : « Le nouveau classement comporte beaucoup plus de critères qu’avant. L’exploitant n’est donc pas assuré de récupérer ses étoiles. Régulièrement, il y a des campings qui sont recalés alors qu’ils n’avaient même pas demandé une étoile supplémentaire ! »Des propos que confirme Raphaël Micheluzzi, propriétaire du camping Carpodrome de l’Etang de la Fougeraie à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre) également reclassé trois étoiles avec les nouvelles normes. « Je pense qu’un certain nombre de campings devront investir un minimum pour conserver leurs étoiles. Car il est très facile de perdre des points. Le nouveau classement prend en compte la qualité, la propreté et la commercialisation. Et surtout, il y a de nombreux critères qui sont appliqués par les patrons de camping mais qui ne sont pas formalisés sur papier. Par exemple, de nombreux gestionnaires parlent plusieurs langues, mais ils ne l’affichent pas à l’entrée du camping. Au final, c’est un point de perdu. »

Se concentrer sur les points obligatoires

Contrôlé fin septembre dernier, Raphaël Micheluzzi avait préparé la visite de contrôle pendant un mois, la grille à la main. « On pense toujours que l’on est dans les rails, et puis finalement on perd un point par-ci, un autre par-là. Passer à côté de huit points faciles peut arriver vite. C’est dommage. » Quand on sait que parmi les critères obligatoires la marge de manœuvre est de huit points parmi les deux étoiles ou de neuf points pour les trois étoiles, il est impératif de faire attention. Même si ces points perdus parmi les critères obligatoires sont compensables par trois fois plus de points parmi les critères « à la carte ». Mais plus le camping est petit et peu équipé, plus il doit, justement, assurer ses points obligatoires car il a peu de possibilité de récupérer des points « à la carte » grâce à un toboggan aquatique ou un jacuzzi…
« J’ai perdu trop de points dans la partie information et sensibilisation. Ainsi, nous n’avions pas de badge indiquant que nous parlons différentes langues à l’accueil. Par ailleurs, je sensibilisais mes employés aux questions liées aux économies d’énergie et au tri sélectif. Mais je ne leur faisais pas signer de formulaire prouvant qu’ils avaient été sensibilisés ; je n’avais pas édité un guide de bonne pratique… », confesse le propriétaire du camping L’Etang de la Fougeraie. Résultat, les points n’étaient pas validés… Or le chapitre sensibilisation des collaborateurs permet de gagner six points !
« Il en est de même avec le critère obligatoire 173 relatif à l’existence d’un système de collecte et de traitement des réclamations. Cela vaut cinq points, or trop d’établissements pensent qu’un livre d’or à l’accueil peut suffire », ajoute Jérôme Neveu, directeur du syndicat HPA de Dordogne et fin connaisseur du nouveau classement.

Bien se préparer avant le contrôle

« Préparez vous avant le contrôle de votre établissement. Prenez le temps de passer en revue tous les critères dans votre établissement». Le conseil est partagé par tout le monde. « Il ne faut pas inquiéter le gestionnaire de camping : s’il a tenu correctement son terrain, il n’aura aucun souci à retrouver son ancien classement. Mais s’il a pris du retard dans ses investissements ou s’il n’a rien fait dans les sanitaires depuis plusieurs années, alors là, il peut s’inquiéter », insiste Jérôme Neveu. Ce n’est donc pas un hasard si plusieurs syndicats départementaux ou régionaux HPA organisent des audits blancs. « Sinon, il ne faut pas hésiter à faire venir des collègues dans son camping. Le regard neuf d’un confrère est toujours très bénéfique », ajoute Raphaël Micheluzzi qui reconnaît néanmoins qu’il a consacré plus de temps à préparer l’audit Camping Qualité que le classement… De son côté, Atout-France répond également aux interrogations (classement@franceguide.com) des gestionnaires de camping.

Eviter de perdre des points faciles

Directrice du pôle hébergement touristique au sein du cabinet de contrôle de BGCI, Laure Antonello rappelle de son côté que la grille affiche de nombreux points souvent obligatoires, très faciles à obtenir sans de gros investissements. Des points que certains perdent parfois bêtement faute d’attention. Ou à la suite d’une mauvaise interprétation. « La grille comporte une vingtaine de critères que les gestionnaires peuvent remplir sans aucune difficulté, comme mettre la grille de classement ou son résumé à la disposition des clients. Ce critère n°156 est obligatoire. Il suffit de télécharger la grille sur le site d’Atout-France et de l’avoir au bureau d’accueil. Idem en ce qui concerne le critère 169 qui veut qu’une information sur l’offre touristique locale soit accessible et disponible pour le client », ajoute Laure Antonello. Un critère obligatoire pour tous les campings et qui rapporte deux points.
De la mise à disposition d’adaptateur(s) électriques à la réception (critère 171) au questionnaire de satisfaction (critère 172) en passant par l’affichage des horaires et des périodes d’ouverture du camping à l’entrée du camping et sur les supports d’information commerciale (critère 167 qui rapporte 3 points), la liste des points faciles gagner et pas chers à appliquer est longue (lire encadré ci-contre).
« Attention, rappelle Laure Antonello. Beaucoup de gestionnaires pensent appliquer certains critères, mais dans les faits, ils sont parfois incapables de nous le prouver avec des documents. En particulier les critères liés à la sensibilisation du personnel et à l’information des clients. La note de clarification publiée sur le site d’Atout France (www.classement.atout-france.fr) est très utile. Elle s’ajoute au guide de contrôle qui donne une méthode de vérification et de validation des critères de la grille ».

Lire la note de clarification

En effet, la note de clarification publiée le 18 janvier 2011 donne de nombreuses précisions qui permettent d’éviter les mauvaises interprétations de certains critères. Ainsi, concernant le chapitre « densité d’occupation » (critère 1 et 2), la note indique que « la superficie d’un ou plusieurs emplacement(s) de parking auto, privatif(s) à un emplacement, est incluse dans la superficie totale du même emplacement. L’organisme de contrôle doit alors vérifier tout élément de preuve visant à confirmer le caractère privatif de l’emplacement de parking auto (dispositif de sécurité, supports de communication…). Autre exemple : A propos du balisage nocturne des voies intérieures, il est indiqué que « les éléments de preuve acceptés pour pouvoir valider le critère sont a minima des plages réfléchissantes situées à chaque angle des voies intérieures. » Fruit des questions des gestionnaires de camping et à la lueur des expériences des établissements déjà contrôlés, la note de clarification précise presque tous les critères de la grille ! Il n’est pas inutile de l’imprimer pour éviter de faire fausse route lors de votre pré-diagnostic.
« Une chose est sûre, insiste Jérôme Neveu du syndicat HPA de Dordogne, il est impératif de se concentrer sur les critères obligatoires imposés dans chaque catégorie de classement car la marge de manœuvre est faible ». Un argument partagé par tous. En effet, il faut obtenir 95 % au minimum des points obligatoires. En dessous, le camping est recalé… Et parmi les fameux critères obligatoires, ceux qui concernent le chapitre « Etat et propreté des installation et des équipements » s’imposent à tous les campings. « Il est très facile de perdre des points dans ce chapitre, surtout dans la partie Etat », insiste Vincent Morisson de Dekra Industrial. « Une trentaine de points sont en jeu ! C’est irrattrapable si on les perd », ajoute Cyril Urios, permanent à la FNHPA. « Heureusement, le guide de contrôle détaille bien les différents niveaux d’état et de propreté», explique Laure Antonello. Autant s’en inspirer avant de se faire contrôler. « Avec l’ancien classement, on considérait automatiquement que les campings étaient propres. Le nouveau classement est beaucoup plus exigeant », rappelle Jérôme Neveu. C’est aussi tout l’intérêt de la réforme.
L’Officiel des Terrains de camping vous présente sa nouvelle formule. Refonte complète du magazine qui accompagne l’hôtellerie de plein air depuis presque quarante ans. Nouveau logo, nouvelle maquette, plus facile à lire, nouvelles rubriques plus en phase avec les attentes des gestionnaires de campings, encore plus présents dans le magazine.
L’OT change mais en restant le plus proche des campings.

Boostez votre basse saison !

Lundi 11 avril 2011 - rubrique : Documentation, Enquête

Développer son activité au-delà des seuls mois d’été, c’est la réalité de la vie d’un gestionnaire de camping d’aujourd’hui. Politique commerciale, équipements, recherche de nouvelles clientèles en phase avec ce qu’est devenue L’HPA du XXIe siècle, tout est bon pour muscler sa saison et augmenter son chiffre d’affaires. L’OT d’Avril y consacre son enquête, faisant le tour des idées qui marchent, un peu partout dans l’hexagone.

Ce n’est peut être pas une révolution, mais cela ressemble fort à une évolution durable du métier de gérant de camping. Pour vivre au-delà de la seule période des vacances estivales, les campings n’ont d’autre choix de s’ouvrir, depuis quelques années, à de nouvelles clientèles. Certains ont développé une véritable politique à destination des groupes ou se sont positionnés comme partenaires hébergement pour profiter des retombées régionales de tel ou tel événement sportif ou culturel. D’autres ont plutôt misé sur une clientèle de proximité, en particulier sur les citadins, nombreux à vouloir s’offrir de longs week-ends d’évasion à la faveur d’une belle météo.

Boostez votre basse saison

Boostez votre basse saison

Check-list des bonnes idées

Si vous êtes à court d’idées pour faire vivre votre camping et développer votre chiffre d’affaires en basse saison, cette liste (bien sûr non exhaustive !) des cibles de clientèles et des bonnes pratiques de la profession devrait largement vous inspirer…

Misez sur les groupes constitués

Associations de seniors/retraités

Associations et clubs sportifs

Associations culturelles

Associations diverses (collections, passions, forums, fan clubs…)

Assemblées générales et congrès

Clubs de camping-caravaning

Groupes d’étudiants (grandes écoles, universités)

Ouvriers de chantier

Réunions de famille

Séminaires d’entreprise

Stages (cuisine, yoga, arts…)

Vendangeurs

N’oubliez pas les clientèles de proximité

Anniversaires

Anniversaires de mariage

Baptêmes et communions

Cousinades

Courts séjours de proximité (citadins en week-ends prolongés)

Mariages

Privilégiez les services et nouveaux équipements

Salle de concerts

Piscine couverte et chauffée

Restaurant thématique

Spa et bien-être

Ne négligez pas les événements sportifs et culturels

Manifestations sportives (grandes classiques de courses à pied, cyclotourisme,
randonnée pédestre, open de tennis, open de golf, championnats régionaux…)

Festivals culturels (musique, cinéma, théâtre…)

Foires locales

Marchés régionaux

Xynthia, un an après

Mercredi 2 mars 2011 - rubrique : Enquête, actualité

En Vendée comme en Charente Maritime, les campings ont été cruellement touchés par la tempête de cette funeste nuit du 27 au 28 février 2010. Qu’en est il un an après ?
A défaut de l’être dans les têtes, les traces de Xynthia sont effacées sur le terrain.
Tant en Vendée qu’en Charente-Maritime, un énorme travail a été fait pour que tout rentre dans l’ordre. Par exemple, sur l’ile de Ré, les pistes cyclables étaient remises à neuf un mois et demi après la tempête. Les campings touchés, au moins ceux qui pu en obtenir l’autorisation, ont pansé leurs plaies et ont fait une bonne saison 2010 (fut-ce de manière plus ou moins partielle). Ils se préparent maintenant pour la saison 2011. Aux dires de certains, les réservations s’annoncent même plutôt bonnes.
Indemnisations : le côté obscur de la farce

Xynthia, un an après

Xynthia, un an après

Il y a un an (cf. L’OT n° 295), nous insistions sur le fait que si un barème d’indemnisation avait été évoqué et établi très rapidement, il n’avait pas été fait grand cas des pertes d’exploitation et des fonds de commerce. De fait, d’après nos dernières informations, l’Etat n’indemnisera que le foncier bâti et non le fonds de commerce. De plus, les terrains en zone constructible avant la tempête sont désormais en zone non-constructible et indemnisés en temps que tels, d’où des tarifs dérisoires.
Un cas illustre de manière éclatante la situation dans laquelle se trouvent les responsables des trois campings d’Aytré fermés définitivement : Franck Lucet était propriétaire du Camping de la Plage (trois étoiles et 129 emplacements) totalement ravagé par la tempête. Après avoir bouclé son dossier avec les assurances, il attendait l’indemnisation de l’Etat. Fin décembre (comme ses deux autres collègues d’Aytré), il a reçu une proposition : 55 € du mètre carré, soit une indemnisation de 1,7 M€ pour une affaire qui était évaluée à 6 M€. C’est à ce moment de l’histoire que l’on entre au pays d’Ubu roi. Car la somme d’1,7 ME est assimilable au produit d’une vente avec plus-value (sur le foncier). Elle doit donc, à ce titre, être imposée à environ 30%. En clair, Franck Lucet devrait reverser au trésor public une somme supérieure à 435 000 €. Difficile dans ces conditions d’envisager de rebâtir autre chose ailleurs, d’autant plus qu’un emprunt de 400 000 € courait encore auprès des banques. S’il s’était s’agi d’une indemnisation consécutive à une expropriation, et non à une transaction amiable avec l’Etat, il n’aurait pas été question d’imposition même à somme identique. Ubuesque, disions-nous ?
Le cahier de prescription

Conséquence directe de Xynthia, tous les campings situés en zone à risque (une centaine en Charente-Maritime), devront établir un cahier de prescriptions téléchargeable sur le site de la préfecture (www.charente-maritime.pref.gouv.fr). Même si la forme varie d’un département à l’autre, le fond restera identique sur tout le territoire. Les risques potentiels (feux de forêt, inondations, tremblement de terre, risques technologiques, etc.) y sont répertoriés, ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour les prévenir : plan d’évacuation, issue de secours, etc. Celui-ci devra être approuvé par la Commission de sécurité départementale. Après avis favorable de la préfecture, et à ce moment seulement, le maire pourra délivrer l’arrêté d’ouverture. En cas de non-respect, le camping ne pourra pas ouvrir. Vu le climat actuel et le principe de précaution érigé en règle d’or, il est à craindre que les autorités ne fassent aucun sentiment.

Les chiffres 2011 du camping en France

Mercredi 2 mars 2011 - rubrique : Camping, Enquête, actualité

8 634 campings, 937 520 emplacements, 9% de 4 et 5 étoiles, 41% de campings équipés d’une piscine…. La grande enquête nationale de l’OT sur les chiffres du camping français est déjà disponible. Capacité d’accueil, répartition des étoiles et des équipements, par régions et départements, toutes les informations chiffrées sur l’activité hôtellerie de plein air française constituent la trame de ce volumineux dossier de  près de 20 pages. Une exclusivité de l’OT attendue par toute la profession HPA et ses partenaires.

Campings en france par département

Campings en france par département

Enquête. Avec ses 8 634 campings aménagés et ses 937 520 emplacements, la France reste LE pays du camping en Europe. D’ailleurs, si l’on ajoute les terrains dits ruraux (aires naturelles et campings à la ferme), ce sont 10 300 campings et 965 000 emplacements que l’on peut comptabiliser. Soit près de 40% des campings européens, avec autant de terrains que l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne réunies.
Il n’empêche, depuis le début des années 90, le nombre de campings français ne cesse de baisser (- 5% depuis 1990).  En revanche, le nombre d’emplacements connaît une certaine stabilité depuis 2005.
Si la France est LE pays du camping, on peut également dire que la Vendée est le département numéro un de l’hôtellerie de plein air. Avec ses 367 terrains et près de 59 000 emplacements, ce département se place loin devant les autres.  A elle seule, la Vendée abrite l’équivalent de 50% des emplacements du Languedoc-Roussillon,  la première région HPA de France  (117 000 emplacements) !
Championne d’Europe par son poids, l’HPA française continue de monter en gamme. Certes, cette années, le nombre de quatre étoiles est en très légère baisse par rapport à l’an dernier (moins sept terrains), mais l’explication est simple : ils sont passés cinq étoiles… Depuis la création de cette cinquième étoile en juillet dernier, dix-huit terrains ont été distingués.
Incontestablement, les campings sont de plus en plus étoilés. Ensemble les quatre et cinq étoiles ont dépassé la barre des 800 établissements contre seulement 628 en 1995. Quant aux trois étoiles, eux aussi, ils ne cessent d’augmenter au détriment des une et deux étoiles. Toujours leader avec 3 700 campings, les deux étoiles sont en perte de vitesse constante. Cette catégorie a perdu 1 000 campings et près de 100 000 emplacements depuis 1990 ! A l’inverse, les trois étoiles connaissent une belle ascension. Ils sont passés devant les deux étoiles en nombre d’emplacements, alors qu’ils ont 1 200 campings de moins qu’eux…
De plus en plus étoilés, les campings sont également de mieux en mieux équipés. Aujourd’hui,  41% des terrains abritent une piscine. Et si l’on regarde le nombre de bassins couverts, on constate une nette augmentation : + 45% depuis 2007, même si pour l’instant, le taux d’équipement  (5%) reste faible. Quant aux toboggans aquatiques, là encore, la tendance est croissante. Près d’un camping sur dix en propose un à ses clients.
Les espaces bien-être ont de leur côté réalisé une belle percée ces dernières années. Entre 2007 et 2010, le nombre de jacuzzi en camping a augmenté de 118%. Parallèlement, près de 300 terrains proposent un espace sauna. Par ailleurs, l’hôtellerie de plein air n’est pas en marge des nouvelles technologies : 23% des campings annoncent disposer d’un point Wi-Fi.
Incontestablement, l’HPA change de visage. Et le nouveau classement devrait accélérer la mutation.

Et si vous changiez de nom?

Vendredi 28 janvier 2011 - rubrique : Enquête

Pas évident de sauter le pas… Beaucoup d’entre vous hésitent, certains s’y refusent, et d’autres osent le faire seulement à l’occasion d’un changement de propriétaires. Alors faut-il vraiment changer de nom ? L’OT vous dit tout sur la démarche et sur ses conséquences.

Changer de nom ?

Changer de nom ?

« Il m’a fallu vingt ans pour me rendre compte que le nom de mon camping, Le Manoir de Kerlut, n’était pas bon et ne cadrait pas avec ce dont j’avais rêvé. » Après avoir mûri son projet pendant des années, Joëlle Furic, gestionnaire à Lesconil (Finistère), a franchi le pas en 2009 et rebaptisé son domaine L’Océan Breton. « Le plus long est d’arriver à prendre la décision ; ensuite tout s’enclenche. » Sans regrets. Les hésitations de Joëlle Furic résument assez bien l’état d’esprit de la profession sur cet épineux sujet. Faut-il camper sur un nom installé depuis toujours, fut-il difficile à porter, ou tenter l’inconnu en rectifiant le tir ? Nicolas Chantraine, gestionnaire du camping de La Croix Saint-Martin, à Abrest/Vichy, s’est lui aussi longtemps interrogé… pour ne rien changer « afin de ne pas perturber la clientèle ». Et de poser cette question : « Le nom est-il vraiment si important ? »
De fait, le nom du camping pèse peu au regard de la qualité de l’accueil ou des prestations. Pour autant, ce n’est pas un élément à négliger. Le nom est ce qui donne au camping son identité et lui permet de se différencier au premier abord. À cet égard, il n’y a pas de bons ou de mauvais noms ; plutôt des noms bien ou mal adaptés. « Il faut que le nom parle d’emblée aux gens », explique Franck Fravalo, co-fondateur de la chaîne Camp’in Ouest, qui a transformé en 2010 l’International de Durtal en Portes de l’Anjou et s’apprête à rééditer l’opération en 2011 avec le camping des Grands Prés, à Vendôme, en passe de devenir Au CÅ“ur de Vendôme. De tels changements ont également pour objectif d’offrir aux campings une meilleure visibilité, notamment sur Internet.
Un signal fort pour la clientèle
Un simple test sur Google permet de saisir l’importance d’un nom bien choisi. Le client en quête du camping « de la plage », « de la forêt » ou « du lac » sera bien en peine de s’y retrouver parmi les dizaines de pages proposées. En reprenant l’an dernier en délégation de service public le camping municipal René Foltzer, à Saint-Satur (dans le Cher), Jérôme Velluet n’a pas hésité une seconde et opté pour Les Portes de Sancerre. « C’est un nom plus facile à vendre, insiste-t-il. En associant Sancerre et camping, on apparaît plus facilement et de manière plus distinctive sur les moteurs de recherche. Nous voulions aussi nous différencier de l’ancienne gestion, qui n’avait pas forcément une image très positive.»
Changer le nom d’un camping après une reprise permet de repartir sur d’autres bases et de donner un signal fort à la clientèle. C’est d’ailleurs la première raison invoquée par les gestionnaires de camping ayant franchi le pas : volonté de tourner la page, de faire oublier une mauvaise réputation ou de redorer l’image d’un camping. « Nous avons rebaptisé les deux campings que nous avons repris en délégation pour bien marquer la coupure avec le passé », témoignent Jean-Louis et Magalie Galidie, gestionnaires du camping Les Trois Châteaux et du camping Vic’Nature dans la vallée de la Cère.
Repartir de zéro
Le changement de propriétaire est sans doute la meilleure raison et le meilleur moment pour adopter un nouveau nom sans trop perturber la clientèle. Cela permet de refaire tous les supports de communication, de créer un site Internet, de proposer de nouvelles prestations, en bref de repartir de zéro. Mais les autres « bonnes raisons » ne manquent pas. Après avoir acheté le camping Le Malhiver à Anduze en 2005, François Benoit a fini par « craquer » et l’a rebaptisé Le Bel Eté ! Gestionnaire du camping Le Pit à Mayrac, Éric Beaucousin a modifié une seule lettre pour en faire Le Pic et « ne plus effrayer les clients anglais, pour qui « pit » signifie « fosse »Â Â». À Sérignan-Plage, la famille Lautier a remplacé Le Grand Large par Aloha en adhérant à Yelloh ! Village « car il existait déjà un camping du même nom dans le réseau ». Aujourd’hui, aucun ne le regrette, ayant enfin le sentiment d’avoir un nom qui colle parfaitement à la nature de son camping. Pour ceux qui hésiteraient encore, Joëlle Furic distille ce dernier conseil : « Il faut faire les choses quand on les sent. Les démarches administratives sont finalement assez simples pour changer de nom(1). Mais il faut compter une année pour être opérationnel avec son nouveau nom. »

(1) Pour les démarches administratives liées au changement de nom, contactez votre mairie, votre préfecture de département ou votre chambre de commerce et d’industrie.

Enquête sur la légionellose

Vendredi 28 janvier 2011 - rubrique : Enquête

Depuis le 1er janvier, les campings sont tenus d’appliquer les dispositions de l’arrêté du 1er février 2010 relatif à la surveillance des légionelles. En quoi consiste cette nouvelle obligation? Quelles sont ses implications techniques et financières ?
L’OT vous dit tout ce qui change pour vous en 2011.

Les nouvelles obligations

Depuis le 1er janvier, les responsables d’établissements recevant du public, dont bien sûr les campings, devront donc satisfaire à de nouvelles obligations concernant la prévention des risques liés à la légionellose.
Ils devront d’abord désigner un responsable des installations. Celui-ci pourra être le propriétaire du camping, le directeur ou le gérant si cette responsabilité lui a été contractuellement déléguée. Ils devront, ensuite, faire réaliser tous les ans (fort logiquement avant l’ouverture) des prélèvements et des analyses de légionelles par un organisme de contrôle accrédité Cofrac. Pour information, le seuil de légionella pneumophilia est fixé à 1 000 UFC (Unités formant colonie) par litre.
Par ailleurs, une surveillance de la température de l’eau chaude sanitaire devra être mise en place avec des contrôles réalisés au moins une fois par mois. Enfin, un carnet sanitaire devra être tenu, qui assurera la traçabilité de la surveillance par les autorités sanitaires. Dans ce carnet, dont la forme reste à déterminer, seront consignés les résultats des analyses de légionelles et de suivi de température. Il comportera, en plus, un descriptif précis de tous les réseaux d’eau chaude, ainsi que l’historique de leur maintenance.

Enquête sur la Legionellose

Enquête sur la Legionellose

Les points de surveillance doivent se situer : au départ de la production d’eau chaude ; au fond du (ou des) ballons de production et de stockage ; au niveau d’un ou de plusieurs points d’usage à risque, représentatif(s) du réseau (par exemple les douches les plus éloignées de la boucle de circulation) ; au retour de la boucle de circulation, etc.

L’accueil des professionnels de ces nouvelles obligations n’est ni bon ni mauvais. « C’est obligatoire, donc nous le ferons », est la réaction la plus fréquente. Beaucoup de professionnels avaient d’ailleurs anticipé (cf. Ce qu’ils en disent) et remplissaient déjà une bonne partie, voire la totalité, des nouvelles obligations.
Du côté de la Fédération nationale HPA, on constate qu’il s’agit d’un contrôle qui vient s’ajouter à tous les autres pour un risque qui demeure relativement limité.
Par ailleurs, quelques interrogations subsistent : en particulier le prix des contrôles et la forme que revêtira le carnet sanitaire. Concernant le problème du prix, la FNHPA a négocié pour ses adhérents avec trois organismes certifiés (Dekra, Apave et Socotec) afin d’obtenir des tarifs raisonnables.
Pour avoir une idée plus précise, nous avons demandé un devis pour un camping de 150 emplacements (emplacements nus et hébergements) avec deux blocs sanitaires et un spa comprenant jacuzzi et bain à remous. La note finale sera d’environ 1 200 €. Ce montant comprenant le programme de surveillance (prélèvements et analyses avec sérotypage en sept points), l’établissement de la stratégie d’échantillonnage et l’établissement du carnet sanitaire.
Concernant le carnet sanitaire, il est probable que les organismes de certification pourront conseiller les professionnels à ce niveau. Par ailleurs, il existe des logiciels pouvant remplir ce rôle.

Bilan de l’année HPA 2010

Mercredi 29 décembre 2010 - rubrique : Documentation, Enquête

2010, une année qui sans aucun doute fera date. On se souviendra de la réforme du classement, des remous provoqués par le dossier sur le résidentiel. Et surtout d’une bonne saison et d’une capacité d’accueil toujours en hausse. Tour d’horizon, mois par mois, des événements qui ont marqué l’année.

Janvier

- Chaîne : Camping Chèque tourne la page Christophe Gay.
- Rachat : le comité d’entreprise EDF-GDF s’offre la Compagnie internationale André Trigano (la Ciat).
- Taxe carbone : les campings inquiets : « On ne sait pas ce qui nous attend. Comme beaucoup de professionnels, nous n’avons pas de retour.» Jacques Petit, président FRHPA Poitou-Charentes.

Février

- Salon : mariage réussi pour Campo Ouest et Ecorismo.
- Taxe carbone : un camping compense 24 tonnes de CO2.

Mars

- Accueil handicapés : deux dates couperet : 1er janvier 2011 pour le diagnostic et 1er janvier 2015 pour les travaux de mise aux normes.
- Partenariat : la FDHPA Charente-Maritime a établi un partenariat avec le club professionnel de basket Poitiers Basket 86.
- Environnement : le patron du camping Vert Océan a installé six éoliennes dans son terrain.

Avril

- Tempête : la Vendée et la Charente-Maritime frappées par Xynthia. Bilan : 53 victimes et 25 campings plus ou moins touchés.
- Environnement : Uni-VDL, le syndicat qui regroupe les fabricants de véhicules de loisirs, dont les mobile-homes, a adressé un courrier à « un échantillon représentatif de terrains de camping » pour évaluer le nombre de résidences mobiles à déconstruire.
- Equipement : le camping Esterel Caravaning dans le Var propose des jacuzzis sur des emplacements.
- Rachat : le constructeur de chalets G.I. Production reprend Pierre et Bois.

Mai

- Bilan de saison 2009 : avec 103 millions de nuitées enregistrées entre mai et septembre, l’HPA a vu sa fréquentation croître de + 4,2 %.
- Rachat : Louisiane rejoint Fabre 2012.
- Récompense : les lecteurs du magazine Camping et Caravaning ont élu leurs cinq campings de l’année 2010 : Hortus-Le Jardin de Sully, trois étoiles, à Saint-Père-sur-Loire (Loiret), Le Coin Tranquille, quatre étoiles, aux Abrets (Isère), Les Abers, trois étoiles, à Landéda (Finistère), Le Giffre, trois étoiles, à Samoëns (Haute-Savoie) et L’Hippocampe, quatre étoiles, à Volonne (Alpes-de-Haute-Provence).

Juin

- Etude campeurs : selon une étude commandée par la FNHPA, les campeurs des années 2000 ne sont pas ceux qu’on croit. Ils sont jeunes, mobiles et diplômés. On est loin du retraité façon Jacky Pic des Flots Bleus du film Camping.
- Résidentiel : une commission de conciliation est mise en place. Son objectif : régler les litiges entre les particuliers propriétaires de résidence mobile de loisirs et la FNHPA.
- Début de saison : tempête, incendie, légionellose… Neuf gestionnaires de camping racontent comment ils ont géré des catastrophes en pleine saison. Et donnent leurs conseils.

Septembre

- Nouveau classement : des grands principes de la réforme à la procédure de classement en passant par les prix, L’OT dit tout sur les nouvelles étoiles.
- Création : le voyagiste Fram ouvre son premier camping.
- Chaîne : Sunêlia garanti le soleil à ses clients en 2011 et le Yelloh ! Village Secrets de Camargue organise une semaine « gay et lesbien ».

Octobre

- Classement : Le Domaine de Massereau est le premier camping cinq étoiles de France.
- Chaîne : Philippe Bossanne, créateur d’Huttopia, réfléchit à la création d’un nouveau réseau de campings de moins de 120 emplacements sans mobile-homes.
- Equipement : Ridorêv’ enlève le haut et invente le mobile-home « décapotable ».

Novembre

- Salon : Atlantica annonce 12% de visiteurs en plus par rapport à 2009.
- Label : Camping Qualité cherche sa place face au nouveau classement.
- Chaîne : Yelloh ! Village fête ses dix ans au camping Sylvamar en compagnie du ministre du tourisme, Hervé Novelli.
- Environnement : une éco-contribution de 100 e par mobile-home est perçue depuis le 1er septembre 2010.

Décembre

- Chaîne : Flower Campings, la chaîne des petits campings, affiche ses ambitions : être 100 franchisés en 2013 et 200 en 2017.
- Le rugbyman Dimitri Yachvili reprend le Biarritz Camping.
- Pays basque : la commune d’Hendaye renonce aux quotas de mobile-homes.

Enquête : les enjeux du WIFI

Mercredi 29 décembre 2010 - rubrique : Enquête

Le Wi-Fi ? Les campeurs ne peuvent plus s’en passer. Avec la généralisation d’internet et la montée en puissance des smartphones, difficile d’y échapper. Adaptation nécessaire, politique tarifaire à adopter, dangers à éviter, L’OT vous dit tout sur le Wi-Fi

Le WIFI dans les campings

Le WIFI dans les campings

Réservé aux initiés, puis service en option, le Wi-Fi prend une importance croissante avec la généralisation d’Internet, la montée des appareils nomades et les nouveaux usages de la Toile. Les prestataires que nous avons interrogés rendent tous compte de la forte hausse de la demande, et des adaptations qu’elle nécessite : gratuité éventuelle pour un accès réduit, modèle payant pour couvrir tout un camping.

Il y a quelques années, la montée de l’usage d’Internet chez vos clients s’est traduite par leur besoin de consulter leurs e-mails, même en vacances. Une borne Internet pouvait répondre à cette demande. Puis le développement des outils de messagerie instantanée et de chat (MSN, Yahoo, etc.), en particulier chez les plus jeunes, a amené une plus grande soif de connexions répétées.

Dernièrement, on assiste à trois phénomènes avec lesquels la demande de connexion va continuer à grimper : la hausse continue du nombre d’internautes (le cap des 2 milliards dans le monde a été franchi fin 2010), la popularisation des PC de poche et autres appareils nomades (netbooks, iPad et autres tablettes, smartphones, etc.), et l’explosion des réseaux sociaux, au premier rang desquels Facebook –plus de 500 millions d’utilisateurs!

Toujours plus !

Résultat, pour les plus accros de vos clients, un simple passage occasionnel par un ordinateur installé à la réception ou au bar ne suffit plus. Et c’est le déploiement du Wi-Fi, d’abord sur une zone restreinte où le client peut venir avec son appareil, puis sur une bonne part, voire l’ensemble, du terrain, qui prend le relais.

Résidentiel : le dossier qui dérange

Mercredi 1 décembre 2010 - rubrique : Enquête, actualité

Suite aux très médiatisés conflits qui opposent les particuliers propriétaires de mobile-homes et certains patrons de camping, deux députés viennent de présenter un rapport consacré au statut et à la réglementation des habitats légers de loisirs. Avec à la clé, 13 propositions censées régler tous les litiges.

Résidentiel, le dossier qui dérange

Résidentiel, le dossier qui dérange

« Camping résidentiel : halte aux mauvaises pratiques ! », écrivions-nous à la Une de L’OT en janvier dernier. C’était deux ans après avoir déjà tiré la sonnette d’alarme en février 2008 à la suite de plaintes de propriétaires de mobile-homes à l’encontre de certains gestionnaires de camping. Nous signalions que les politiques étaient de plus en plus attentifs au dossier « résidentiel ». Au point d’avoir créé à l’Assemblée nationale une mission d’information sur le statut et la réglementation de l’habitat de loisirs.
Il n’aura pas fallu un an avant que le rapport ne tombe ! Conduit par les députés Jean-Louis Léonard (Charente-Maritime) et Pascale Got (Gironde), le « rapport d’information n° 2826 », déposé par la Commission des affaires économiques, a été présenté début octobre. Son objectif : pointer les dérives de certains gestionnaires de camping et y mettre fin en réglementant les relations entre propriétaires de mobile-homes et gestionnaires de camping. Ce pavé de 113 pages (qui fait grincer quelques dents du côté de la FNHPA) évoque également la question du stationnement des camping-cars.

- Le rapport est disponible sur www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i2826.asp

Ce qu’on en pense du rapport Léonard/Got à L’OT
Tout ça pour ça ! A la lecture du rapport Léonard/Got (un peu fourre-tout mais bien documenté) et des treize propositions qui en découlent, on se demande s’il était vraiment nécessaire de sortir l’artillerie lourde pour, au final, proposer des solutions à des problèmes qui ont généralement été largement réglés par les professionnels. Il suffit, par exemple, de lire la proposition n° 1 qui souhaite « mieux expliciter les dispositions relatives aux habitats légers de loisirs » pour en avoir les bras qui tombent. Il existe déjà une norme du mobile-home. N’est-ce pas suffisamment clair ? Et concernant la proposition n° 10 qui souhaite rendre obligatoires plusieurs clauses (légitimes au demeurant) dans les contrats entre les gestionnaires et les propriétaires de mobile-homes, faut-il pour autant rédiger une loi ? Un simple arrêté ne suffirait-il pas à l’image de ce qui a été réalisé pour le contrat locatif ?
Alors que la profession n’a de cesse de faire des efforts en termes de qualité, de réglementation, d’insertion paysagère. Qu’elle joue pleinement le jeu du partenariat avec les politiques et les institutionnels (la charte de transparence et le contrat-type Loisirs le prouvent), on se demande si la possible médiatisation de ce rapport ne risque pas de saper le travail des acteurs d’une profession qui a le vent en poupe ?

Assurances et camping

Vendredi 29 octobre 2010 - rubrique : Camping, Enquête, info

Enquête. L’OT vous dit tout ce que vous devez savoir sur les assurances : les tarifs et ce qu’ils couvrent, ce que les tempêtes ont changé, et comment trouver le bon contrat et se poser les bonnes questions.

De la borne électrique arrachée par un caravanier maladroit à la remise en question de l’existence même de l’entreprise, en passant par un incendie ou l’accident grave d’un client, les sinistres que peut subir un camping sont variés et peuvent atteindre des montants considérables. Il est donc vital pour le gestionnaire que tous ces dommages puissent être pris en charge par l’assureur.

Camping La Faute sur mer innondé

Voici les 5 conseils de L’OT pour être bien assuré

1 – Faire appel à un cabinet spécialisé

Tous les assureurs peuvent, en théorie, assurer un camping. Peu en ont réellement l’expérience. Pour preuve, une poignée d’entre eux se partage plus de 80% du marché. Les « ténors du créneau » ont au moins dix ans d’expérience en matière de camping. Contrairement à un assureur « classique » qui pourra avoir quelques difficultés à présenter un produit fiable (certains d’ailleurs sous-traitent ce type de contrat), un assureur spécialisé vous proposera un contrat HPA qu’il aura amélioré au fil des ans, des clients et des sinistres éventuels. Il connaît vos problèmes, vos contingences, ne serait-ce que le caractère saisonnier de votre activité.

2 – Bien appréhender le risque

C’est la partie du contrat la plus importante dans la mesure où du soin que vous aurez mis à faire l’évaluation de départ, dépendra l’indemnisation éventuelle de tout sinistre. Ne sous-estimez pas vos biens pour abaisser le montant de la prime, c’est un très mauvais calcul. Si vous déclarez un contenu de 200 000 € et si, après un sinistre et le passage des experts, les dégâts s’élèvent à 600 000 €, vous ne serez indemnisés que sur la valeur déclarée, soit 200 000 €.

3 – Révisez régulièrement votre contrat

Votre camping évolue au fil des ans. Vous multipliez les mobile-homes, installez de nouveaux équipements comme un parc nautique ou une balnéo, ouvrez une superette ou transformez le snack en un véritable restaurant. Faites évoluer votre police d’assurance dans les mêmes proportions, histoire d’éviter les mauvaises surprises en cas de problème.

4 – Souscrire la perte d’exploitation

Même si elle ne vous apparaît pas indispensable au premier abord (lire plus haut), la garantie perte d’exploitation est ce qui peut sauver l’entreprise en cas de gros pépin (incendie, tempête, catastrophe naturelle). C’est en effet cette garantie qui, en cas de cessation partielle ou totale de l’activité, permet d’une part de réaliser les travaux de remise en état et, d’autre part, de faire face à tous les engagements pris : les échéances de prêt, les intérêts, mais également les salaires (et les charges sociales inhérentes), les loyers, jusqu’aux frais de publicité dans les journaux au moment du redémarrage de l’activité. Sauf à avoir en trésorerie plusieurs centaines de milliers d’euros, la garantie perte d’exploitation nous paraît aussi indispensable que les garanties vols et incendie.

5 – Faites de la prévention

Être bien assuré, nous l’avons vu, c’est la moindre des choses. Limiter les risques de très gros dégâts, donc de sinistres importants, en anticipant les risques, c’est encore mieux. D’ailleurs, ne vous faites pas d’illusion : le discours de vos assureurs sera de plus en plus axé sur la prévention (voir par ailleurs) et le montant de vos primes, mais aussi la volonté de vous assurer ou non, dépendra de plus en plus des efforts que vos aurez accomplis dans ce domaine. Cela passe notamment par un élagage régulier de tous vos arbres, par un choix raisonné des essences (tous les arbres ne résistent pas au vent de la même manière), par une disposition réfléchie des hébergements (pas forcément les pieds dans l’eau au bord de la jolie petite rivière), sans oublier des installations parfaitement aux normes.