Archive pour la catégorie 'Investissements'

2011 année record pour l’ HPA française

Vendredi 27 janvier 2012 - rubrique : Camping, Chaînes/Groupes/TO, Hébergement, Investissements, actualité, classement

Avec 106,8 millions de nuitées enregistrées en 2011, l’hôtellerie de plein air française enregistre un nouveau record de fréquentation. Rendue publique par Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, l’enquête de fréquentation réalisée par la DGCIS et l’Insee annonce une progression pour l’HPA de +2,8 % par rapport à la saison 2010. Et cela, malgré « des conditions climatiques parfois défavorables, particulièrement en juillet ». Cette hausse du nombre de nuitées s’explique à la fois par l’augmentation conjointe des arrivées (+1,9%) et de la durée moyenne des séjours (5,5 jours contre 5,4 en 2010).
C’est la clientèle française qui se démarque  le plus avec une augmentation de +4,1 % alors que la fréquentation étrangère augmente de +0,4%. En ce qui concerne les rapports de force entre les régions, l’enquête indique un bilan contrasté avec « des campings du littoral méditerranéen qui enregistrent une hausse de +5,1% de leur fréquentation tandis que ceux du littoral de la Manche et de la Mer du Nord affichent une baisse de -1,3% ».
Autre constat : les établissements classés 4 et 5 étoiles ont parfaitement tiré leur épingle du jeu avec une fréquentation en hausse de +14,3 % ! Et un taux d’occupation de 45 % contre 36 % pour la moyenne nationale. « D’autre part, indique Frédéric Lefebvre, la fréquentation des emplacements nus diminue (-2,2%) alors qu’elle augmente fortement sur les emplacements locatifs (+10,2%). »

THELIS TOUR 2012 : Inscrivez vous!

Mardi 24 janvier 2012 - rubrique : Camping, Chaînes/Groupes/TO, Fournisseurs, Investissements, actualité

Après le Castel  Domaine de Massereau en 2011, c’est au Sunelia  L’ Escale St Gilles à Bénodet (29) que se déroulera le Thélis Tour 2012. Précisément les 14 et 15 mars.  Le principe d’organisation voulu par Thélis est simple : l’équipementier accueille gratuitement, pur une journée d’information et de formation, les gestionnaires de camping qui le souhaitent, qu’ils soient ou non clients de la marque. Au programme, des ateliers d’information  à tous les  produits de la gamme Thélis, tout au long de la journée, par ailleurs ponctuée de conférences sur  e-tourisme et  m-tourisme  (outils de mobilité). Un déjeuner est prévu sur le lieu de l’intervention, au camping.  Capacité d’accueil par journée : environ soixante campings.  Pensez à retenir votre place !
Pour s’inscrire : contact@Thelis.fr

TOUR OPERATEUR : Quel partenaire pour votre camping ?

Jeudi 5 janvier 2012 - rubrique : Camping, Chaînes/Groupes/TO, Fournisseurs, Hébergement, Investissements, actualité, classement

Après les mauvaises saisons connues au milieu des années 2000 par plusieurs tour-opérateurs étrangers et l’arrivée sur le marché des tour-opérateurs français, le paysage de l’hôtellerie de plein air française a changé et la liste des possibles partenaires commerciaux s’est allongée. Si le développement d’internet a permis à quelques gestionnaires de campings de ne plus avoir recours aux tour-opérateurs, ces derniers demeurent souvent nécessaires à des campings français qui souhaitent toucher une clientèle internationale. Même si les rapports de force ont changé.

Longtemps, pour les campings français, la collaboration de tour-opérateurs étrangers fut indispensable pour attirer une clientèle étrangère et tout particulièrement les vacanciers venus d’Europe du Nord ce qui assurait aux principaux tour-opérateurs, et notamment aux britanniques, une position de force sur le marché de l’hôtellerie de plein air français. Toutefois, au milieu des années 2000, plusieurs des grands tour-opérateurs historiques, tels que Eurocamp ou Canvas, ont dû faire face à des saisons plus difficiles. Les raisons de cette crise étaient certes dues à la situation économique morose de certains marchés mais les causes n’étaient pas uniquement conjoncturelles. L’évolution du marché de l’hôtellerie de plein air français était également responsable. La réservation facilitée par le développement des sites internet des campings, une meilleure maîtrise des langues étrangère sur les terrains, notamment grâce au recrutement de personnel bilingue, et surtout l’amélioration du parc locatif des campings ont participé à rendre les T.O. moins compétitifs ainsi que l’admet Rod Wheat, campsites director pour Alan Rogers : « Maintenant les campings ont de meilleurs hébergements que les tour opérateurs et à des prix raisonnables ».

Le marché des tour-opérateurs ne s’est toutefois pas effondré. La seconde moitié des années 2000 a vu le secteur effectuer une mutation. Si d’un côté certains tour-opérateurs historiques ont perdu en valeur ajoutée et si la position des tour-opérateurs étrangers s’est affaiblie sur le marché français, l’augmentation de l’offre locative sur les terrains de camping a créé de la concurrence et des difficultés de remplissage, parfois même en haute saison, qui ont ouvert la voie aux tour-opérateurs nationaux. Ainsi, sont apparus ou se sont développés de nouveaux acteurs de poids sous la forme de tour-opérateurs classiques comme Homair Vacances et Vacances Directes ou de tour-opérateurs tournés uniquement vers internet comme Camping&Co. « Nous nous sommes intéressés au secteur du camping,  car il y a une forte demande pour ce type de vacances » admet-on chez Travelfactory, qui s’occupe des offres campings mises en vente chez Nouvelles Frontières. Les chiffres confirment la croissance du marché français. Ainsi le chiffre d’affaire de la section camping de Travelfactory a connu une hausse de 32% entre 2010 et 2011 et le chiffre d’affaire d’Octopode est passé de 4 à 31 millions d’euros ces trois dernières années.  Et le marché français dispose d’un réservoir de nouveaux clients importants. Une enquête menée par Homair Vacances, a révélé qu’il y avait en France 5 fois plus de gens intéressés par l’idée de vacances en mobile-home que de gens qui avaient déjà gouté à ce type d’hébergement. Parallèlement sont apparus à l’étranger de plus petits tour-opérateur venus se positionner sur des marchés de niche tels que les tentes lodge (Villatent ou Tendi Safaritent) ou le camping pour les cyclistes (Fiets-Fun). Le néerlandais Cirkel a même opté pour un marché original puisqu’il commercialise ses tentes auprès des familles monoparentales. Si de nouveaux tour-opérateurs sont arrivés sur le marché, d’autres ont été absorbés par des concurrents plus puissants, souvent soutenus par des fonds financiers. Ainsi, on a pu assister au rachat de Selectcamp par les néerlandais de Vacanceselect, de Select Sites par Holidaybreak (Eurocamp, Keycamp, Ecamp), de Al Fresco par Homair Vacances ou encore de Camping&Co par Smart&Co (Smartbox). Ces regroupements ne devraient d’ailleurs pas s’arrêter ainsi que le confie Alain Calmé, président de Homair Vacances : « Le monde des tour-opérateurs va se structurer autour de quelques grands acteurs. Sauf dans certaines niches, il y a une taille critique à atteindre pour les petits T.O. Sinon le renouvellement du parc locatif pose un problème un jour ou l’autre. » Les raisons des rachats sont multiples. Il s’agit parfois d’absorber un concurrent ou de développer son offre locative mais aussi de s’ouvrir à de nouveaux marchés comme cela fut le cas pour Homair qui désirait mettre un pied sur le marché anglais en achetant le britannique Al Fresco.

Quels qu’aient été les changements dans le secteurs des tour-opérateurs, les questions demeurent les mêmes pour les propriétaires des terrains de camping. Quel intérêt à travailler avec un T.O. ? Quelle part leur réserver ? Les réponses varient fortement suivant les établissements en fonction de leur taille, de leur position géographique ou de leur popularité. Pendant les premières années d’exploitation d’un camping, les gestionnaires trouvent auprès des tour-opérateurs un partenaire sur lequel il est bon de pouvoir s’appuyer pour commercialiser leurs emplacements mais aussi développer la notoriété de leur établissement. Une fois le camping bien installé, le raisonnement n’est plus le même. Certains préféreront donc se passer de l’aide des tour-opérateurs mais la majorité préférera continuer à travailler avec ces partenaires commerciaux comme c’est le cas sur le Castel la Garangeoire (*****, Saint-Julien-des-Landes, Vendée, 356 emplacements) ainsi que l’admet Anne de Kerautem, qui confie environ 50% de ses emplacements au groupe Holidaybreak : « Nous sommes très fidèles à nos tour-opérateur. Nous entretenons avec eux une relation de confiance. Ce sont de vrais partenaires et leur présence réduit le stress d’avoir à louer tous nos emplacements par nous-même. En outre, il nous apportent une clientèle. »

Toutefois, la majorité des campings, ne souhaitant pas « mettre tous les oeufs dans le même panier », notamment pour éviter d’être dépendant d’un seul tour-opérateur, préfèrent diversifier leur offre comme sur le Sunélia Holiday Green (*****, Fréjus, Var, 640 emplacements) où 13 tour-opérateurs se répartissent 20% des places disponibles. En effet, même si les tour-opérateurs ne semblent plus aussi indispensables que par le passé, ils conservent de nombreux avantages aux yeux des gestionnaires de terrains de camping. Tout particulièrement les tour-opérateurs étrangers qui possèdent une excellente connaissance de leurs marchés respectifs et leur permettent d’accéder à une clientèle qu’il aurait été difficile de toucher sans leur aide ainsi qu’en témoigne Daniel Damia, directeur de Holiday Green : « Notre clientèle néerlandaise vient essentiellement chez nous par l’intermédiaire de nos T.O. néerlandais Vacansoleil et Vrij Uit. La clientèle néerlandaise leur est très fidèle. »

C’est d’ailleurs pour accéder au marché britannique que Homair Vacances a acheté Al Fresco comme l’admet Alain Calmé : « Le marché anglais est un marché difficile à aborder pour les T.O. continentaux qui n’ont pas la culture britannique. Les anglais font plus facilement confiance à un opérateur local. En achetant Al Fresco cela nous permettait donc de toucher la clientèle britannique. ». Une idée confirmée par Rod Wheat : « La majorité des campeurs anglais partent en vacances au Royaume-Uni et nombre d’entre eux ont besoin d’être rassurés et encadrés lorsqu’ils s’aventurent à traverser la Manche. C’est pour cela qu’ils préfèrent s’adresser aux T.O. anglais qui leurs proposent des traversées ferry et des assurances. »

Travailler avec un tour-opérateur permet également d’augmenter sa visibilité en étant présent sur ses supports de promotion papier et internet et apporte au camping une notoriété associée à son partenaire. Ainsi, les clients qui voyagent avec le Travel Service du Caravan Club « savent que les campings sont inspectés tous les ans et qu’ils répondent à des normes de qualité mais aussi de sécurité. Ils savent donc que ces campings sont des campings de très bonne qualité et très bien aménagés pour les séjours en caravane ou camping-car. Ils bénéficient donc du prestige du Caravan Club auprès de ses 375.000 membres. » précise Ken Faulkner, responsable du Caravan Club Travel Service.

Un autre avantage pour les campings dont les tour-opérateurs travaillent avec du linéaire est le paiement d’une partie du loyer avant la saison. « Cela nous permet d’avoir de la trésorerie pendant l’hiver », admet Cécile de la Varde du Castel Château de lez Eaux (*****, Saint-Pair-sur-Mer, Normandie, 229 emplacements) qui travaille avec Eurocamp et Keycamp, « cela n’est pas négligeable ». Les tour-opérateurs possèdent encore de nombreux arguments pour séduire les gestionnaires de camping. La situation a malgré tout changé depuis le début des années 2000 et le rapport de force a évolué en faveur des campings. Les terrains dont la réputation est désormais bien assise apprécient encore de pouvoir travailler avec des tour-opérateurs, français ou étrangers, mais les conditions ne sont plus les mêmes. Ils savent en effet qu’ils sont capables de bien louer leurs hébergements locatifs par eux-mêmes, tout du moins en haute saison, mais également de faire jouer la concurrence entre les différents tour-opérateurs. Leurs conditions tarifaires ne sont donc plus les mêmes et, pour les campings les plus recherchés, les tour-opérateurs doivent désormais adapter leurs prix. Après avoir été approché par des tour-opérateurs désirant travailler avec le Château lez Eaux cet été, Cécile de la Varde reconnaît que « si ils souhaitent réellement travailler avec nous, ils faudra qu’ils alignent leurs prix sur nos exigences ». D’autant que les gestionnaires de campings ont désormais des outils pour commercialiser autrement leur établissement. Avec leur site internet bien sûr, mais aussi avec des formules telles que le pack IBS de Ctoutvert. Ce pack proposé par la société, connue pour son système de réservation secureholiday, permet aux campings de travailler avec des tour-opérateurs mais avec une plus grande liberté comme l’explique Manuel Mirabel, directeur de Ctoutvert : « Notre pack permet au camping de conserver la main sur ses réservations. C’est une place de marché où plusieurs T.O. viennent piocher librement. Les campings peuvent y mettre ce qu’ils souhaitent, au gré de leur remplissage et des commissions proposées. Certains nous considèrent comme un T.O. alors qu’en fait nous cherchons surtout à aider la filière à se positionner avec un peu de force par rapport aux T.O. »

Le secteur des tour-opérateurs travaillant avec l’hôtellerie de plein air française n’est pas figé et après les changements survenus ces dernières années le marché peut encore connaître des bouleversements comme en témoigne le rachat d’Holidaybreak par Cox&Kings, le plus ancien tour-opérateur au monde, côté en bourse à Bombay, et les turbulences traversées par Thomas Cook qui est passé très près du dépôt de bilan en Novembre 2011. Difficile toutefois de dire à quoi ressembleront les tour-opérateurs de demain même si certains, comme Guillaume Patrizi, directeur de Camping&Co, pensent que l’hôtellerie de plein air prendra une route similaire à l’hôtellerie traditionnelle : « Comme pour les hôtels, les sites individuels risquent de perdre de la visibilité au dépend des T.O. très présents sur internet à l’image de booking.com. Les campings ne pourront donc pas se passer de leur aide pour se commercialiser. » Face à la croissance du parc locatif des terrains de campings, tant quantitatif que qualitatif, une question se pose : savoir si l’exploitation de leurs propres mobile-homes demeure une solution pour les tour-opérateurs ou si l’avenir n’est pas à l’allotement.

Pour de nombreux campings, les tour-opérateurs demeurent nécessaires pour sous-traiter l’investissement locatif ainsi que le soutient Manuel Mirabel : « Même si la profession doit, autant que possible, essayer de conserver la main sur ses locatifs, on ne peut pas empêcher ceux qui ont besoin d’aide dans leurs investissement de choisir d’accueillir les mobile-homes des T.O. Il y aura toujours des gestionnaires pour dire merci à ceux qui investissent à leur place. » Un discours qui va dans le sens de Stijn Depraetere, responsable du service commercial d’Holidaybreak : « Nous préférons travailler avec nos propres tentes et mobile-homes car cela nous permet d’avoir un meilleur contrôle sur la qualité des hébergements, le linéaire est donc notre priorité. Mais nous avons conscience que, du fait de la qualité croissante de l’offre locative des campings, l’allotement devient une solution intéressante. C’est notamment pour cela que nous avons développé la marque Ecamp qui travaille en allotement avec les locatifs des campings » et de Loek van de Loo : « Nombre de campings avec lesquels nous travaillons ne peuvent pas se permettre d’acheter des mobile-homes. Les tour-opérateurs sont donc une bonne alternative lorsqu’ils viennent avec leurs hébergements. Mais rien ne dit que dans un avenir assez lointain cela ne changera pas. » Une chose est toutefois sûre pour le directeur de Vacanceselect: « Les tour-opérateurs ne doivent pas se contenter de répondre aux demandes des campings. Ils doivent être à l’écoute de leurs clients et de leurs marchés pour apporter de nouvelles idées aux gestionnaires de campings. Notamment de nouveaux hébergements qui s’intègrent mieux dans le cadre naturel des campings comme les tentes lodge. Ils doivent également se spécialiser dans un secteur et non pas se disperser sur différents marchés. »

Mobile-home :Place à la troisième génération !

Jeudi 24 novembre 2011 - rubrique : Camping, Chaînes/Groupes/TO, Fournisseurs, Hébergement, Investissements, Salons, actualité
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IRM Cap Deseo

Silhouette particulière, design modernisé, associations de matériaux audacieuses, intérieurs repensés pour élargir l’offre commerciale et séduire une nouvelle clientèle. Le marché du mobile home vit une nouvelle mue. Une troisième génération de produits qui qui va révolutionner au sens propre comme au figuré, le paysage des campings.
Automne 2008, O’Hara  présente pour la première fois Key West, son  « prototype d’hébergement locatif ». 2008, c’était il y a quatre ans à peine, et cela semble déjà si loin! Les derniers mobile-homes anglais à toit plat et murs en aluminium ont définitivement disparu de l’offre commerciale, remplacés par ce qu’on a appelé la nouvelle génération de résidences mobiles. Françaises, pour l’essentiel, à bardage vinyle et toit double pente. Cette nouvelle génération, après une quinzaine d’années d’existence était-elle déjà victime d’uniformité, en dépit des efforts de singularisation des uns et des autres? Toujours est il que Key West est venu créer une première rupture. Innovant avec son style plus sobre, son bardage bois (option) et son implantation née d’une analyse fonctionnelle des postes et des déplacements dans l’habitacle. Mais plus encore, le concept Key West porte en lui la notion de «village», l’opportunité de créer une thématique autour d’hébergements «différents ». Délaissant la notion d’alignements, avec une identité plus haut de gamme dans l’espoir aussi, d’attirer une nouvelle clientèle au camping. Un nouveau modèle familial, avec toiture végétalisée, exposé à Atlantica édition 2010, poussait encore plus loin la notion de l’intégration dans l’environnement. En ce sens, Key West a été l’initiateur d’une possible nouvelle génération de résidences avérée d’emblée très imaginative.

Cap Déséo entre enfin dans la danse

Imaginatif aussi, pour ne pas dire excentrique, ainsi apparait le Cap Deseo d’IRM, fin 2009. Parallélépipédique, avec quelques rondeurs, design, avec un solarium sur le toit accessible par un escalier extérieur… Un « concept-home » comme on dit  concept-car pour une auto. Réservé à une présentation sur salons ? En tout cas le prototype sert à recueillir les avis des gestionnaires de campings. Le concept est-il emblématique d’une nouvelle génération de mobile-homes ? Le style semble séduire, son look contemporain, mais aussi ses volumes qui le démarquent des produits plus traditionnels. Et pour le Capo Deseo encore, on met en parallèle au style original une possibilité de mise en place en rupture avec les implantations alignées traditionnelles, impersonnelles.
Pour mémoire, le Cap Déséo, n’était pas le premier prototype original d’IRM. Il y en a eu d’autres avant, comme le Régate de l’année 2000, avec son toit arrondi façon roulotte et ses hublots… Mais il est le symbole du renouveau de la gamme IRM lancé pour la saison 2009-2010, avec son restyling complet des intérieurs, la nouvelle communication de la marque et son logo changé pour l’occasion. « Nous voulons nous repositionner sur le segment du design, ne pas laisser l’impression que nous stagnons. Cap Deseo n’est pas un modèle pour nous faire plaisir, mais pour nous positionner maintenant, de façon durable, dans la troisième génération des mobile-homes » disait alors Jo di Paola, directeur. Et cet automne, le SETT signe les premiers succès du modèle de série.

Taos, un succès immédiat
Chronologiquement, Louisiane a été le troisième constructeur à se lancer dans ce qu’il faut bien appeler  la « troisième génération ». En juillet 2010, la présentation du Taos, dans l’usine du fabricant breton, est assurée par Jean-Philippe Pichard, directeur commercial, et qui analyse ainsi la situation : « il y a de nombreux campings quatre étoiles qui cherchent à se démarquer, à proposer de nouveaux hébergements à la fois décalés, séduisants et valorisants. L’hébergement locatif « premium » peut donc devenir un vecteur de croissance de l’HPA ». Tout de suite bien arrêté dans ses formes, le Taos bénéficie d’un style extérieur dont le dessin a été confié à un designer anglais, et dont l’agencement intérieur a été conçu par une spécialiste française. Taos existe alors en trois versions, « hôtelier », « single » et « familial ».
La saison 2010/2011, la première, est d’emblée celle du succès. « Plus qu’escompté d’ailleurs » de l’aveu même de la marque qui accompagne la commercialisation d’outils et services dédiés, comme la visualisation 3D qui permet de conceptualiser un « village Taos » sur le camping. Idem pour le choix des couleurs de façade, pour personnaliser ces quartiers  nouveaux et design dans les établissements.
Succès au rendez vous donc, et ce faisant, la gamme s’élargit, s’autorisant même une incursion vers le résidentiel que Louisiane affectionne, avec une version à six places, présentée d’ailleurs au grand rendez-vous des particuliers, le  salon du Bourget.

New Valley le petit dernier
Surprise au dernier salon Atlantica, le fabricant mayennais Rapidhome dévoile son New Valley ! Une silhouette parallélépipédique et une association de couleurs et matériaux pour le design extérieur, dans la veine des Taos, mais associé à un intérieur contemporain plus coloré que ce que proposent tous les pionniers du genre.
. Modèle unique pour l’instant, avec deux chambres suites, en bouts, séparées par une séjour central ; Mais ce New Valley a beaucoup plus d’ambition ! «Une gamme se profile à l’horizon, car certains clients réclament déjà des versions plus petites, avec une seule chambre, ou une version à trois chambres » annonce Yvan Thébaud, qui précise encore : « New Valley est un vecteur de la montée en gamme de Rapidhome, mais aussi l’aboutissement de la collection 2012, qui illustre ses changements esthétiques, et les nouvelles orientations de la marque en matière de design». En témoigne, parallèlement au New Valley, le lancement des deux modèles Alizé à toit plat et terrasse semi-intégrée.

Proméo acquiert Kawan Group/Camping Cheque

Vendredi 17 juin 2011 - rubrique : Camping, Chaînes/Groupes/TO, Investissements

Le groupe Proméo, présidé par Gilbert Ganivenq, va racheter Kawan Group. Un protocole d’acquisition a été signé le 18 mai dernier.

A la tête de trente-quatre campings (14 500 emplacements) commercialisés sous la marque Village Center, Proméo reprend donc à travers Kawan Group à la fois Camping Cheque, Holiday Cheque et la chaîne Kawan Villages.

Rappelons que Camping Cheque est un tour-opérateur spécialisé dans la basse saison qui travaille avec plus de 600 campings dans vingt-neuf pays. Quant à la chaîne Kawan Villages, elle regroupe soixante-cinq campings indépendants en France, Italie, Espagne et Pays-Bas.
L’objectif pour Proméo est d’apporter à Kawan Group l’assurance d’une société solide avec des réserves. En retour, la société de Gilbert Ganivenq dispose avec Kawan et Camping Cheque d’un concept qui a largement fait ses preuves. « Cette opération de croissance externe renforcera la position de numéro un européen de notre groupe », a indiqué la direction de Proméo. Le but étant de mettre en avant une complémentarité commerciale et d’implantation de son offre campings à l’échelle européenne.

HPA : vers 1 million de nuitées supplémentaires

Mardi 31 mai 2011 - rubrique : Camping, Investissements, actualité

Le président de la FNHPA, Guylhem Féraud, a annoncé le 31 mai devant la presse que la saison 2011 devrait être bonne pour l’HPA. « La croissance du secteur devrait être comparable ou légèrement supérieure à celle de 2010 ». Et d’envisager un million de nuitées supplémentaires (+ 1 %) pour les campings au cours de la saison. Un chiffre qui porterait à 105 millions le nombre de nuitées enregistrées par l’HPA en 2011. Un record. « Nous progressons en partie grâce aux hébergements locatifs et aux investissements des campings ». Selon L’INSEE, les campings français ont investi 380 millions d’euros en 2010.

La télé dans les mobile-homes

Mercredi 2 mars 2011 - rubrique : Fournisseurs, Investissements

La télé dans les mobile-homes locatifs… un service de plus en plus prisé.  Comment éviter les travaux de terrassement liés au câblage ?   En optant pour le Wi-Fi.
Le principe est simple et consiste à « greffer » du matériel sur une infrastructure Wi-Fi. Teola peut remettre à niveau une installation existante mais préfère partir « d’une feuille blanche », notamment pour des raisons de compatibilité de matériels. Un serveur IP, branché sur le routeur Internet, envoie le signal TV aux relais situés sur le terrain qui le relaient à leur tour jusqu’aux mobile-homes, tous équipés d’un décodeur et d’un moniteur TV. Outre la télévision (jusqu’à une centaine de chaînes), le gestionnaire peut utiliser l’installation pour faire circuler de l’information (météo, activités du camping, etc.), voire même envisager de la vidéo à la demande. Ce système présente également l’avantage d’être évolutif et de pouvoir grandir en même temps que les besoins et les disponibilités financières.
Combien ça coûte ? Imaginons un patron de camping dont le terrain n’était pas pourvu du Wi-Fi et qui souhaite installer la télévision dans quinze de ses mobile-homes. Le budget total défini avec Teola est d’environ 15 000 € et comprend la fourniture du matériel : les relais pour la couverture Wi-Fi du terrain, le serveur IP (environ 5 500 €), les quinze décodeurs et moniteurs. Ramené à chaque mobile-home, le coût de l’installation est de 1 000 €, somme élevée qui doit, cependant, être mise en regard du budget qu’auraient nécessité des travaux de terrassement pour câbler les quinze hébergements. Teola travaille actuellement à réduire ses coûts et à terme, l’équipement de mobile-homes supplémentaires devrait revenir à moins de 700 € l’unité.
Plus de renseignements sur www.teola.fr

HPA : rebond des investissements en 2010 ?

Vendredi 25 juin 2010 - rubrique : Investissements

« L’investissement HPA devrait rebondir en 2010 ». Telle est la prévision avancée par Atout France dans son « Tableau de bord des investissements touristiques 2009 » qui vient de paraître. « L’HPA semble avoir bien résisté à la récession de 2009.  L’indice de chiffre d’affaires de l’Insee pour les campings a progressé en valeur de 3,4 % de septembre 2008 à août 2009 par rapport aux douze mêmes mois un an plus tôt», indique le rapport réalisé par Atout France et le consultant Jean-Marie Poutrel. Et de signaler que les efforts d’investissements des campings conjugués à une politique de prix abordables et à une communication adaptée ont permis à l’HPA d’attirer et de fidéliser de nouveaux segments de population, tout en gardant les clientèles habituelles.
Certes, en 2009, « les investisseurs ont sans doute différé l’extension ou le remplacement de leur parc d’hébergements (les ventes de mobile-homes auraient baissé de 20 à 25 %), mais les campings n’ont pas renoncé à investir dans de petits équipements ».
Toujours selon l’étude,  63 % des investissements de l’HPA en 2009 seraient réalisés dans les départements du littoral (28 % pour l’Atlantique, 21 % pour la Méditerranée et 14 % pour la Manche). La Vendée, la Charente-Maritime, l’Hérault et le Var représenteraient à eux seuls 22 % de l’investissement national ! Environ  50 % de l’investissement HPA serait concentré sur 1050 communes du bord de mer.

Un camping nouvelle génération

Vendredi 28 mai 2010 - rubrique : Camping, Investissements, actualité

1000 mètres carré d’espace aquatique couvert, un centre balnéo dernier cri et des logements saisonniers aux normes HQE… Après six mois de travaux et 4,4 millions d’euros investis, le Domaine de la Rive met la barre très haut. Et ce n’est pas terminé. Reste à réaliser, l’automne prochain, un restaurant de 400 places, un bar-animation avec scène et un bar à tapas. Rien que ça.

Domaine de la rive

Domaine de la rive

A l’entrée, face à l’accueil, habillés en bardage de bois, les nouveaux bâtiments aux normes HQE (Haute qualité environnementale) semblent avoir toujours été là. A l’étage, les logements de saisonniers, un T3, pour l’adjoint de direction, un T2, cinq studios et six chambres se logent dans trois bâtiments ;  le plus visible aligne des boutiques et des services en rez-de-chaussée. Sous la responsabilité du jeune Younes Guedidi, une boutique de textiles. A côté, le coin des gourmets joue la qualité avec des vins de récoltants, de l’épicerie fine… Plus loin, le mini-market-presse. Puis la laverie avec sèche-linge et tables à repasser. Enfin la salle multimédia dotée de cabines téléphoniques, d’ordinateurs et prises pour accueillir les portables.

À une centaine de mètres de l’entrée, la coupole transparente annonce l’Aquarive Parc signé Polymidi (qui a conçu celui du Village nature Fram à Soustons). Tout ce qui permet de se moquer d’un ciel chagrin lorsque l’on est en vacances se trouve là. 1 000 m2 où petits et grands trouveront leur bonheur. Sous la coupole aux parois que l’on pourra ouvrir en grand : la piscine à vagues et sa plage et, blottis derrière des rochers plus vrais que nature, et des palmiers, vrais aussi, un entrelacs de rivières à courant surmontées de ponts, bordées d’îlots pour jouer à Robinson Crusoé, des jacuzzis posés en balcon. En fond sonore, le cri des animaux de la jungle. Avec une eau à 28 °C, on y croit.

Mitoyen, l’espace balnéo s’annonce, sous la houlette de Laurence, esthéticienne, comme un concentré de bien-être. Déco très urban fashion dans le salon d’attente, ambiance zen avec ces lotus bordant les deux jacuzzis dotés de cols de cygne ou de banquettes anatomiques avec eaux pulsées. Plus loin, un hammam, un sauna puis quatre cabines de massages.

D’autres travaux cet hiver

Au total, ce sont 4,4 M€ qui ont été investis dont 1 M€ pour les seuls logements des saisonniers construits en lieu et place de dix emplacements de camping. Et ce n’est pas fini comme l’annonce Martial Devillairs, patron du lieu. « Le 5 septembre, le camping fermera ses portes avant l’heure pour lancer l’ultime tranche d’un montant de 2,6M€ : un nouveau restaurant d’environ 400 places, un bar-animation avec sa scène, et un bar à tapas. La conception a été confiée à l’agence Nadau Lavergne Architectures, auteur des logements des saisonniers. Pour la petite histoire, durant ses études, Jérémie Nadau passait ses vacances à la Rive… comme saisonnier ! Autrement dit, il connaît son « Domaine »  sur les bouts des doigts.

Brigitte Ducasse

Les patrons de camping tels qu’ils se voient

Lundi 18 janvier 2010 - rubrique : Documentation, Investissements

Quatre études statistiques récentes révèlent ce que les gestionnaires de camping pensent de l’hôtellerie de plein air française… et comment ils préparent l’avenir de leur établissement. Des résultats intéressants qui traduisent une grande aptitude au changement, des choix stratégiques en matière d’hébergement et de nombreux projets pour l’avenir.

Les éléments à retenir :

- Optimisme et confiance Les patrons de camping ont de la chance et ils le savent. A 78 %, ils pensent que leur secteur souffre moins de la crise que les autres secteurs du tourisme. Et 84 % pensent que le marché de l’HPA est porteur.

- Croissance et chiffre d’affaires Sur la période 2003-2009, l’activité des exploitants de camping a été nettement plus dynamique que celle des résidences de tourisme et des villages de vacances. L’institut Xerfi évalue la croissance du chiffre d’affaires (camping) à + 40 % (5% par an en moyenne). En 2009, le taux d’endettement des camping est de 69,4 %. Celui des résidences de tourisme et village de vacances est de 38 %.

- Adaptation à l’offre et au marché Les patrons de camping sont 86 % à être d’accord pour reconnaître que durant les trois dernières années, ils ont largement fait évoluer le positionnement et l’offre de leur établissement. On constate que les gestionnaires (84%) pensent que leur offre doit s’adapter plus fréquemment aux attentes de leur client que pour les autres hébergements touristiques. Et 77 % pensent que le camping doit séduire de nouveaux publics.

- Investissements : 45 % des camping ont investi entre 0 et 45 000 euros en 2009 et 17 % entre 50 000 et 100 000 euros. Et 27 % des gestionnaires interrogés déclarent vouloir continuer à investir. (source : code events).

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