Archive pour la catégorie 'Rencontre'

5e Assises des campings normands le 1er mars

Mardi 24 janvier 2012 - rubrique : Camping, Chaînes/Groupes/TO, Documentation, Fournisseurs, Hébergement, Rencontre, Syndicats, actualité

Devant le succès des Assises 2011, la fédération régionale HPA de Normandie a décidé de renouveler ce rendez vous annuel de tous les campings des 5 départements normands. Afin d’accueillir plus d’exposants, l’édition 2012 se tiendra au Casino de Trouville, qui met à disposition de l’organisation  une salle de workshop plus grande.

Organisées de façon dynamique sur une seule journée, pleine, ces assises se décomposent en deux grandes parties : matinée consacrée à des conférences thématiques et début du workshop, après- midi réservée au workshop  des fournisseurs, un convivial buffet campagnard marquant la séparation de la journée.

Nouveau cette année, c’est Maître Gorand, avocat conseil de la FRHPA Normandie, qui sera l’intervenant conférencier, avant de recevoir gracieusement, en consultation privée, les adhérents qui auraient besoin de ses conseils.

Notons les différents thèmes d’actualité abordés au cours de sa conférence :
Sécurité des terrains de camping  Approches à adopter en matière de sécurité (le dispositif d’alerte et de mise en sécurité ; moyens de prévention ; consignes spécifiques de sécurité par type de risque) . A noter qu’un exemplaire du tout nouveau « guide pratique de la sécurité en camping » sera distribué gratuitement à chaque camping à l’entrée de la salle de conférence.
Urbanisme : les conséquences du décret du 29 septembre 2011 portant adaptation des dispositions du code de l’urbanisme relatives aux terrains de camping et aux parcs résidentiels de loisirs ; entre autres l’allègement des formalités pour la mise aux normes urbanistiques et paysagères des terrains de camping existants.

PROGRAMME
29 février 20h30 : soirée de l’Amitié Villa Tara Casino de Trouville sur Mer

1er mars : 5e Assises
8h 30 à 9 h Accueil au Casino de Trouville

9h à 11h Conférence de Me GORAND

11h début du Workshop

13h à 14h Buffet campagnard

17 h : fin du workshop

Renseignements et inscriptions : frhpanormandie.siege@gmail.com

Exclusif : le patron de FRAM nous dit tout sur l’arrivée de son groupe dans le camping

Jeudi 1 juillet 2010 - rubrique : Camping, Rencontre, actualité

Découvrez l’interview d’Antoine Cachin, président du Directoire de Fram. Il nous raconte l’inauguration, le 29 juin dernier, du Framissima Nature de Soustons (Landes). Une nouvelle offre sur le marché de l’HPA.

Antoine Cachin, Président du Directoire de Fram

L’OT : « Avec ce premier Framissima Nature, vous affirmez ouvrir un village de vacances. C’est pourtant bien un camping que vous inaugurez ? »

Antoine Cachin :« Il s’agit plutôt d’un village de vacances avec des habitats légers de loisirs (mobile-homes, tentes locatives…). Pour moi, un camping propose des emplacements nus pour accueillir des campeurs sous toile ou en caravane. Ce qui n’est pas notre cas. Peut-on parler de camping lorsqu’il est question d’établissement sans emplacements nus ? Je ne pense pas. Ce terme est donc réducteur par rapport à notre offre. Mais peu importe l’appellation : camping, hôtel de plein air, village de vacances. Nous voulons proposer un nouveau style d’établissement avec des prestations et des hébergements haut de gamme. Un village de vacances qui s’intègre parfaitement dans son environnement et qui se place sur une tendance très nature. Bref, un établissement où l’accueil, l’animation et les activités bénéficient de l’expertise d’un club Framissima classique. »

L’OT : « Fram est connu pour être un tour-opérateur. Pourquoi vous lancez-vous sur le marché de l’HPA ? »

Antoine Cachin :« Fram est présent dans différents métiers du tour-operating, de la distribution et de l’hôtellerie. Nous gérons d’ailleurs vingt hôtels dans le monde. Quand je suis arrivé dans ce groupe fin 2006, nous avons examiné l’évolution de l’entreprise à trois ans. Nous voulions nous développer sur le marché français. Avant mon arrivée chez Fram, j’ai travaillé pour DDB, agence de communication de Yelloh ! Village. Par cet intermédiaire, j’ai découvert le monde l’HPA et la nouvelle génération de campings. J’ai rencontré Bernard Sauvaire. J’ai gardé tout ça dans un coin de ma tête. Résultat, dès juin 2007,  nous avons annoncé notre intérêt pour ce marché. L’objectif est de diversifier notre offre et de se différencier par rapport aux autres Tour-opérateurs. Parallèlement, Alain Faveau, président de la chaîne Sunêlia est entré au conseil de surveillance de Fram.
L’HPA est un secteur en pleine croissance, il était donc logique que Fram s’y intéresse. Avec le concept Framissima, nous souhaitons séduire une nouvelle clientèle de jeunes familles. »

L’OT : « Quelle est la nature du partenariat avec Sunêlia ? »
Antoine Cachin :« Notre partenariat est commercial. Au même titre que certains établissements présentés dans la brochure Sunêlia, notre Framissima Nature est partenaire et non adhérent.  Nous n’avons pas de contrainte de marque. Notre marque reste Framissima. Ce sont nos agences qui commercialisent notre produit. Sunêlia nous permet d’atteindre une clientèle familiarisée avec le camping et l’hôtellerie de plein air. Notre clientèle, nous allons la chercher essentiellement via notre marque Fram. Nous affichons complet à 98 % pour les huit semaines de la haute saison grâce à nos agences. »

L’OT : « Etes-vous déjà à la recherche de nouveaux sites ? »

Antoine Cachin :« Oui, nous souhaitons ouvrir un second Framissima Nature en 2012, de préférence sur la côte méditerranéenne afin de diversifier notre offre. Mais déjà, pour 2011, nous ajouterons cent nouveaux hébergements sur notre Framissima de Soustons pour le porter à 250 unités. »
Propos recueillis par Jean-Guilhem de Tarlé

Rencontre avec Simon Gil, Président de Kawan Group

Vendredi 28 mai 2010 - rubrique : Chaînes/Groupes/TO, Rencontre

Président depuis un an, Simon Gil fait le point sur sur l’évolution des marques du groupe : Kawan villages, Camping chèque et Holiday chèque. Et nous raconte comment il souhaite imposer Kawan comme référence européenne dans l’HPA.

Simon Gil, Président de Kawan Group

Comment s’annonce cette saison 2010 pour Kawan et Camping Chèque ?

Au regard des chiffres dont nous disposons et des échos que nous avons, la saison s’annonce bonne pour Kawan Villages. Notre centrale de réservations affiche un chiffre d’affaires en hausse de 17%.
Quant à Camping Chèque, les chiffres de mars sont en léger recul par rapport à mars 2009. Mais depuis plusieurs années, le mois de mars est en baisse d’une année sur l’autre. En particulier depuis que nous proposons des produits comme la Gold Card et la Silver Card qui favorisent l’achat de bons Camping Chèque à la dernière minute. En mai et juin, nous avons des pics énormes, ce que nous n’avions pas auparavant. La saison s’annonce identique à l’an passé avec une croissance à un chiffre. Depuis la création de Kawan en 2006, la chaîne a du mal à trouver ses marques…

Jusque-là, le modèle économique de la chaîne était particulier, voire irraisonnable. La cotisation était basse pour les campings (800 €) par an à laquelle s’ajoutait 1% de commission sur le chiffre d’affaires réalisé par les campings sur les réservations Internet. Et 11% sur les ventes de la centrale. En outre, il n’y avait pas de contrat de chaîne. Kawan était à la fois tour-opérateur et chaîne. Et sur les salons, nous avions mélangé les deux marques Kawan et Camping Chèque. Il y a avait un réel manque de lisibilité pour le client.

Pourquoi avez-vous décidé de créer Kawan Alliance ?
Le but est de créer un modèle économique avec une gouvernance qui met l’accent sur la représentativité des campings. Kawan Alliance est détenue à 100% par les campings. Cette société détient 49% de la chaîne Kawan Villages. Kawan Group (dont les parts appartiennent à deux fonds d’investissements et à moi-même) détient les 51% restants. Il y a un vrai équilibre, ce qui n’était pas le cas avant.
Après la vente, les campings ont eu un choc. Certains disaient : « On nous a vendus sans nous interroger.» C’est pourquoi nous proposons un modèle économique rassurant dans lequel les campings pèsent de tout leur poids. Et pour leur garantir que la marque ne leur échappe pas.

Jusqu’à cette saison 2010 vous étiez 83 campings. Combien serez-vous dans la nouvelle « version » de Kawan pour 2011 ?

Pour le moment, soixante-dix campings sont partants. Fin juin, la liste sera arrêtée, après la finalisation de la rédaction du nouveau contrat. Pour le moment nous n’avons pas démarché les campings, mais déjà quatre nouveaux terrains désirent nous rejoindre. Et dès que la structure juridique de la chaîne sera validée, nous entrerons dans une phase de recrutement.

A terme, nous souhaitons être le plus grand nombre au niveau européen. Notre objectif étant d’imposer une marque européenne forte. Et pour être puissant et performant, il faut donc fédérer des campings hors de France. On aimerait un équilibrage entre le nombre de terrains français et les autres. Mais à l’étranger, les patrons de camping n’ont pas forcément la même définition du mot chaîne.

Qu’attendez-vous d’un patron de camping Kawan Villages ?

Qu’il s’investisse pour la chaîne dont il est propriétaire et actionnaire. Il doit être persuadé que le marché va se structurer en marques et que Kawan est une alternative crédible. Un patron passif qui se contente d’attendre que la chaîne lui remplisse son camping ne peut pas en faire partie. Un Kawan doit afficher ses couleurs, avec une tenue vestimentaire et une signalétique commune à tous les campings. Il doit être fier de partager des valeurs collectives et fondatrices comme l’excellence, l’innovation et le développement durable.

L’offre Kawan sera-t-elle homogène ?

Kawan Villagesn’est pas une chaîne où tous les campings se ressemblent, où tout est standardisé. En revanche, chaque membre doit être ce qu’il dit être. Par exemple, on ne s’interdit pas de recruter un superbe établissement de 100 emplacements sans piscine. Kawan Villages n’est pas une chaîne de campings avec piscine, même si aujourd’hui tous les établissements de notre groupe disposent d’un bassin. Il n’y a pas de limite de taille pour être Kawan. Le client étant zappeur, il doit pouvoir zapper au sein d’une même chaîne en fonction de ses envies du moment : un camping du bord de mer en juin et un petit camping de l’intérieur en août.
En revanche, les Kawan Villages devront proposer des services spécifiques à la chaîne en termes d’accueil, de décoration, de services, d’animation et, plus généralement, de qualité.

Vous avez des exemples précis sur lesquels vous travaillez ?

On souhaite lutter contre certaines idées reçues comme la promiscuité et la problématique des sanitaires communs en proposant des emplacements de taille XXL avec des sanitaires individuels. On veut réinventer un produit simple comme l’emplacement nu en proposant une offre très qualitative. Ce sera une offre complémentaire à côté de parcelles classiques que le client pourra trouver dans un Kawan situé aux Pays-Bas, en Italie et en France. Parallèlement, nous travaillons à l’élaboration d’un nouveau type de locatif dont l’objectif est d’attirer des clients qui n’ont jamais mis les pieds en camping. Nous allons travailler avec des designers et des architectes afin d’explorer de nouveaux univers. On veut proposer des hébergements très différents et complémentaires de ce qui existe actuellement. Mais nous avons plein de projets dans les cartons, comme la mise en place de clubs enfants à caractère européen.
Kawan Group c’est également Camping Chèque. Et depuis 2005, les ventes de bons Camping Chèques plafonnent à moins de 1,4 million. Camping Cheque a-t-il atteint ses limites ?
Les ventes se sont stabilisées car le produit a atteint sa maturité. Jusqu’en 2005, nous avions des croissances de ventes à deux chiffres. Cela ne pouvait pas durer indéfiniment. Et puis nous n’avons pas renouvelé nos moyens de communication. Nous avons lancé cette année la Silver Card, une carte à puce qui permet aux clients d’acheter des Camping Chèques numériques. Diffusée à 130 000 exemplaires, elle va faciliter la commande de Camping Chèques sur le Web. Elle devrait nous permettre de retrouver une bonne croissance.

Quels sont vos projets pour Camping Cheque ?
Nous sommes en train de travailler sur l’élaboration d’une carte prépayée, laquelle devrait être commercialisée par de grandes enseignes de la distribution à l’horizon 2011. On voudrait revoir en partie notre système de commercialisation.

Un nouveau concurrent néerlandais annonce son arrivée sur le marché de la basse saison. Cela vous inquiète ?
Pas particulièrement. Nous allons l’observer. Mais nous ne faisons pas le même métier. Les campings qui accepteront leur carte devront acheter de la publicité dans leurs guides. Les 6 000 terrains recensés dans leurs guides sont susceptibles d’accepter la carte…
Nous estimons que le client n’a pas besoin d’avoir 6 000 adresses. En revanche, nous lui proposons près de 600 terrains haut de gamme en Europe. Nous offrons encore une fois la l’assurance aux clients de séjourner dans un établissement de qualité avec des gestionnaires disponibles. Notre but n’est pas de rentrer de la publicité, mais de remplir en basse saison les campings qui adhèrent à Camping Chèque.

Justement, en 2010, Camping Chèque rassemble 588 établissements dans vingt-sept pays. Comptez-vous étendre votre réseau ?
Nous ne voulons pas nous étendre beaucoup plus. Entre 580 et 600 terrains, cela nous semble raisonnable. Notre objectif encore une fois, c’est de garantir des clients aux campings. Je vous rappelle que nous avons des zones d’exclusivité entre les campings.
En France, nous avons 239 terrains. Nous nous contentons de remplacer les campings que nous n’acceptons plus pour des raisons de qualité ou qui partent de leur propre chef.

Propos recueillis par Jean-Guilhem de Tarlé

Rencontre avec l’équipe dirigeante d’Odalys Vitalys

Lundi 18 janvier 2010 - rubrique : Rencontre

Odalys, numéro 2 français de la résidence de tourisme, se développe dans l’HPA depuis 2004. Avec vingt-cinq campings dont onze en gestion, Vitalys est désormais un acteur qui compte. Et qui n’a pas l’attention d’en rester là. Pour les dirigeants de l’entreprise, l’avenir est au camping : « L’avantage du camping c’est qu’il se bonifie avec le temps. La résidence de tourisme, ce serait plutôt le contraire. » Et pour eux, les investissements dans le camping ont surtout une finalité patrimoniale : ils investissent pour leurs enfants !

Pourquoi avoir décidé de vous développer dans le camping ?
Odalys est un groupe spécialisé dans la résidence de tourisme dont une partie importante de la clientèle part en vacances via son comité d’entreprise. Avec cette clientèle, nous sentions bien qu’il y avait une demande croissante pour les hébergements de plein air mais nous n’avions pas d’offres à proposer. Une opportunité s’est présentée avec Olivier Audiffret, le patron du camping Les Dunes à Brétignoles-sur-Mer en Vendée. Nous nous sommes associés sur la reprise d’un camping en délégation de service public en Bretagne, puis Odalys a continué à se développer de façon autonome dans les années qui ont suivi.
L’avenir est au camping…
L’avantage du camping, c’est qu’il se bonifie avec le temps. Plus un camping est ancien, plus la végétation est belle, plus les clients sont fidèles, plus la commercialisation est facile. La résidence de tourisme, ce serait plutôt le contraire. La résidence immeuble basique trois étoiles à plusieurs étages, par exemple, a très mal vieilli. Et à 1 500 e, la semaine, c’est fini. Voilà pourquoi, on s’oriente vers des produits différents, des maisonnettes, des habitats en bois, des offres bien-être et des espaces mieux paysagers. Le camping a beaucoup changé, les mobile-homes remplacent de plus en plus les emplacements nus depuis quelques années car ils sont en moyenne trois fois plus rentables.
Quel intérêt aujourd’hui d’être présent sur les deux marchés ?
En étant sur les deux marchés simultanément, on réalise à la fois des économies d’échelle et des synergies intéressantes. Les équipes commerciales auprès des comités d’entreprise commercialisent les deux produits en même temps. Les personnes de la centrale de réservations téléphonique vendent les séjours sur les deux produits. Les services centraux sont les mêmes. En revanche, nous n’avions qu’un seul catalogue ; aussi, il a été jugé plus efficace d’en faire deux pour distinguer les offres et mieux les vendre. Cela dit, certains produits ont leur place dans les deux catalogues. La promotion et la communication communes sont également un axe sur lequel on peut faire des économies d’échelle. Et puis enfin, on comprend mieux le marché, on surveille les passages de l’un à l’autre et l’on peut proposer des offres plus ciblées en fonction de l’évolution des attentes des clients.
Quels sont vos plans de développement ?
Pour les hébergements, on achète environ 300 mobile-homes par an, essentiellement pour équiper notre nouveau site au Grau-du-Roi. Les autres sites sont déjà « fournis » au niveau locatif. Aussi, nous désirons développer ceux situés au sud de la Loire. Pour eux, il n’y a pas de modèles pré-établis. On peut racheter des terrains, prendre des DSP ou des baux commerciaux, tout est possible en fonction des opportunités et du marché. Jusqu’à présent, les prix étaient délirants mais, depuis quelque temps, on revient à des schémas un peu plus raisonnables. On ne peut guère racheter plus de deux sites par an et reprendre plus de trois ou quatre DSP par an. C’est déjà un bon rythme de croissance. D’autant que les prix sont encore élevés ce qui rend difficile la rentabilité à moyen terme. Il faut au moins attendre vingt ans. En fait, nos investissements dans le camping ont une finalité patrimoniale. On investit pour nos enfants !

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Rencontre avec Christian Mantéi, directeur général d’Atout France

Mardi 27 octobre 2009 - rubrique : Camping, Rencontre, actualité

L’OT : L’Etat a créé Atout France, les campings français peuvent-ils en attendre quelque chose ?

« Atout France est au service des professionnels du tourisme français et de la destination France, donc naturellement au service des professionnels de l’hôtellerie de plein air qui ont connu une très belle évolution ces dernières années. Je suis d’ailleurs convaincu que la bonne saison réalisée cet été n’est pas due au contexte de crise mais aux efforts de modernisation et de communication entrepris. L’HPA est une profession dynamique, j’en veux pour preuve le best seller de nos publications institutionnelles qui est à ce jour le plus vendue ! Je note également que les collaborateurs d’Atout France sont très intéressés de travailler avec l’hôtellerie de plein air car sa réputation est bonne, son image de modernité et d’innovation en font un partenaire intéressant. Les chefs d’entreprise et les responsables syndicaux que nous recevons s’impliquent dans les démarches qualité et environnementales, ainsi que le discours pédagogique envers les élus. Cela est très important car le partenariat est le principe même de fonctionnement d’Atout France. »

Christian ManteiL’OT :Atout France, Odit France, Maison de la France… franchement, on ne s’y retrouve pas toujours
« Désormais c’est simple, il n’y a qu’une seule structure qui regroupe tout : Atout France. On ne peut plus séparer l’observation économique de l’ingénierie et l’ingénierie de la promotion. Tout est lié, tout doit fonctionner ensemble au sein d’un organisme aux compétences larges afin d’apporter davantage de cohérence dans l’action. C’est la raison pour laquelle l’Etat a créée un GIE de droit privé, lequel est passé par la loi, ce qui lui confère une certaine indépendance et une liberté d’action. Et tout se fera en partenariat avec les professionnels, ce qui est à la fois un choix de méthode et un choix politique, dans l’esprit de « l’administration partenariale ». Mais ce n’est pas nouveau, Odit France et surtout Maison de la France fonctionnaient déjà sur ce principe.

L’OT : « Avec l’administration justement, surtout au niveau local, cela ne se passe pas toujours bien avec les gestionnaires de camping… »
« Il faut nous faire remonter les dossiers, via la FNHPA par exemple, car nous avons une capacité d’action envers les préfets. Atout France est consulté sur de nombreux dossiers d’aménagement, de projets d’investissements, ou des dossiers juridique, économique. A travers les espaces régionaux et les filières produits, notre présence est quasi systématique dès que la question du tourisme surgit et que l’Etat ou les collectivités locales sont concernés. Pour une raison simple : on ne développe plus le tourisme comme il y a trente ans, il faut de l’intelligence, de l’expertise et nous sommes là pour l’apporter ou la trouver avec les professionnels. »

L’OT : « Les contraintes environnementales vont-elles devenir de plus en plus fortes ? »
« Si l’HPA va dans le sens d’une meilleure intégration paysagère, les choses se passeront de mieux en mieux avec les administrations. Nous sommes face à une évolution structurelle de la société. Les campings ont donc tout intérêt à être des modèles que l’on cite en exemple. C’est un bon calcul pour une profession d’être citée en exemple, elle en tire toujours les bénéfices. Sur ce point, nous avons comme projet d’éditer un document conjoint avec la FNHPA, thème qui fait par ailleurs l’objet de séminaires et de journées techniques chez Atout France. »

L’OT : « Les critères environnementaux seront-ils intégrés dans la réforme du classement ? »

« Je le souhaite, cela va dans le sens du marché et des exigences plus globales pour notre pays. Ces critères auront d’abord un rôle très incitatif avant d’être réglementairement contraignants. Mais il est essentiel de montrer dans quelle direction on va, et l’on va vers un plus grand respect de l’environnement et une intégration paysagère plus forte. Sur le reste de la réforme ainsi que la création d’une cinquième étoile, les discussions avancent. Cette nouvelle étoile peut être un élément permettant à certains campings d’allonger leur saison et de revoir leur politique tarifaire en proposant des équipements haut de gamme et en bénéficiant d’une image de prestige. »

L’OT : « Les nouveaux critères de qualité, comment les faire respecter efficacement et quid de Camping Qualité dans ce cas ? »
« La réforme est en cours, les modalités de contrôle sont encore en discussion, le sujet n’est pas définitivement tranché. Mais il est clair que des critères qualité accrus doivent désormais faire partie de la classification. Le label Qualité Tourisme est également une façon de prouver son niveau de qualité, ce qui n’enlève pas le rôle de Camping Qualité qui a beaucoup Å“uvré en ce sens au sein de l’hôtellerie de plein air. Au fil du temps, on verra comment les deux labels peuvent s’épanouir. »

L’OT : « En matière de sécurité, là encore, l’administration cherche systématiquement à aller plus loin… »
« Comme pour l’environnement, l’exigence d’une sécurité accrue est un fait de société, une nouvelle donne citoyenne qu’il serait vain de vouloir nier. D’autant que l’impact médiatique peut être très important. Atout France fait tous les efforts possibles pour sensibiliser les responsables politiques et administratifs au niveau français et européen afin qu’il y ait une meilleure harmonie dans les calendriers. Il ne faut pas que de futures normes en matière d’environnement et de sécurité dissuadent les patrons de camping d’investir dès maintenant, de peur de ne plus être aux normes une fois les travaux effectués. C’est le risque, mais nous Å“uvrons pour une meilleure coordination et des échéances précises et respectées. »

L’OT : « La promotion de la destination France, qu’est-ce que les campings peuvent en attendre ? »
« Les professionnels HPA sont les bienvenus comme adhérents Atout France, sur nos workshops et dans nos bureaux à l’étranger. Il faut qu’ils s’impliquent davantage, pas qu’ils attendent que l’on réalise des campagnes européennes pour inciter les touristes à partir en camping. On ne sépare pas une offre d’une destination, notamment sur le marché allemand par exemple, donc il faut travailler avec les régions. Sur le marché anglais, on attend la fin de la crise car pour le moment les actions seraient gaspillées. En dessous de quatre millions d’euros, on ne peut pas faire une campagne ayant un véritable impact. On doit donc se concentrer sur des actions plus pointues, de nouvelles techniques, des opérations innovantes pour développer la fréquentation en France, et notamment dans les campings. »
Propos recueillis par Jean-Baptiste Tréboul
Les campings ont tout intérêt à être des modèles que l’on cite en exemple.

Il ne faut pas que de futures normes dissuadent les patrons de camping d’investir dès maintenant.